Yoga et équilibre hormonal

Mis à jour : mai 19


Les hormones jouent un très grand rôle dans le fonctionnement de notre corps. Elles interviennent tout au long de la vie et influencent la croissance, la sexualité, la reproduction, le développement des muscles, l’humeur, le sommeil, etc… Un dérèglement hormonal peut avoir de très lourdes conséquences, au point que les fameux perturbateurs endocriniens sont devenus l’ennemi public numéro un ! 


Face à ces nombreux perturbateurs, il existe heureusement un merveilleux régulateur… le Yoga ! Longtemps avant que les scientifiques modernes ne comprennent quoi que ce soit aux glandes endocrines et aux hormones, les yogis avaient déjà mis au point une technique naturelle, et sans danger, pour les stimuler et les réguler.


Avant d’aller plus loin dans l’exploration des bénéfices de la pratique yoguique, commençons par explorer le monde des hormones et comprendre comment elles fonctionnent.


Le système endocrinien


Le système endocrinien, ou hormonal, est l’un des deux systèmes de régulation de l’organisme, travaillant en association étroite avec le système nerveux. Il agit par l’intermédiaire d’hormones, messagers chimiques déversés par les glandes endocrines directement dans le sang et diffusés ensuite à tout l’organisme. 


Le système endocrinien est constitué de glandes disséminées dans l’organisme, dont la caractéristique majeure est la construction en réseau richement capillarisés, ce qui multiplie la capacité de diffusion des hormones dans le sang.


Les hormones


Les hormones sont des messagers chimiques libérés dans le sang, pour permettre des modifications physiques, physiologiques, mais aussi comportementales.


Le terme « hormone » trouve sont origine dans le grec « ormôn »: exciter, impulser, stimuler. Il s’agit d’une substance chimique, élaborée par une cellule, et agissant à distance et par voie sanguine sur des récepteurs spécifiques d’une autre cellule. Cette autre cellule, appelée cellule-cible, reconnaît l’hormone par l’intermédiaire d’un récepteur.


L’hormone n’est active que sur certaines cellules-cibles, ralentissant ou accélérant leurs processus normaux. Par exemple, seules les musculaires lisses des vaisseaux sanguins se contractent sous l’effet de l’adrénaline


La transmission d'un message hormonal par l’intermédiaire du flux sanguin conduit à une réponse plus lente que celle générée par un message du système nerveux (transmis par des neurotransmetteurs) mais d'une durée qui peut être supérieure.


Les glandes endocrines


Les glandes strictement endocrines sont l’hypophyse (ou glande pituitaire), l’épiphyse (ou glande pinéale), la thyroïde, les parathyroïdes et les surrénales. 

Le thymus est une glande fonctionnant dans l’enfance, ses hormones agissant dans l’initiation du système immunitaire


Certains organes renferment du tissu endocrinien, qui leur permet de jouer un rôle mixte, de glande endocrine et exocrine. Ils déversent des hormones dans la circulation sanguine, et par ailleurs, sécrètent d’autres substances non-hormonales. Ces organes sont le pancréas, les gonades (ovaires et testicules), les reins et l’hypothalamus, qui fait partie intégrante du système nerveux, mais sécrète aussi des hormones, par le biais de neurones hypothalamo-hypophysaires


Enfin, de petits regroupements de cellules endocrines se retrouvent encore dans d’autres organes qui vont sécréter des hormones. Par exemple, les cellules de la paroi de l’intestin ou de l’estomac.


Déséquilibre du système endocrinien


Le système endocrinien est impliqué dans la plupart des processus physiologiques et régule l’activité de nombreux organes dont il modifie le comportement et les interactions.


Si ces sécrétions sont déréglées, un état pathologique s’établit rapidement dans différentes parties du corps. 


Un des déséquilibres les plus connus et les plus fréquents, actuellement, est celui de la glande thyroïde, qui peut évoluer vers une hypothyroïdie si les hormones ne sont pas sécrétées en assez grande quantité. Fatigue intense, frilosité, prise de poids, trouble du sommeil, trouble de l’humeur… la liste des symptômes peut être très longue, et dans les cas extrêmes un goitre peut même se former.


Les effets régulateurs du Yoga


La thérapie du Yoga tend, à travers ses postures variées, à rétablir la sécrétion normale de ces glandes. Il existe différents exercices pour renforcer différentes glandes, et c’est de ce constat qu’est né le Yoga des hormones, dont Dinah Rodrigues est la créatrice.


Dans notre cas d’hypothyroïdie, la posture de Sarvangasana, la chandelle, est très indiquée, car elle implique une forte compression au niveau de la gorge, et donc une forte stimulation de la glande thyroïde.


Balasana, la posture de l’enfant, va quant à elle calmer les surrénaux et stimuler l’hypophyse. Bhujangasana, la posture du cobra, va de son côté stimuler les ovaires et les testicules, pendant que Halasana, la charrue, stimulera le pancréas…


Les autres bénéfices du Yoga


Les postures de Yoga aident à renforcer le système endocrinien grâce à des postures spécifiques, mais également grâce à son action sur le système nerveux. Nous l’avons vu, ce dernier fonctionne en synergie avec le système endocrinien. L’un et l’autre s’influencent, et les déséquilibres de l’un auront un impact considérable sur l’autre.


L’exemple clé pour comprendre ce lien étroit entre ces deux systèmes est le stress. Une personne nerveuse et perpétuellement angoissée, ayant perdu l’accès à la détente, et donc à son système nerveux parasympathique, aura très probablement des troubles de la thyroïde. C’est un grand classique, et c’est une des raisons pour lesquelles ces cas se généralisent tellement dans nos sociétés hyper-accélérées.


Les émotions, ce n’est plus à prouver, ont une influence directe sur la santé de notre corps. La peur, la colère ou encore la haine, sont peut-être les pires de tous les perturbateurs endocriniens, fabriqués et diffusés à dose non recommandée, par nos propres soins !


Ainsi, en contrôlant les émotions par la concentration et la relaxation, le Yoga agit non seulement sur notre système nerveux, mais aussi sur notre système endocrinien, qui le remercie bien !


La pratique des asanas s’avère également bien utile pour métaboliser cette chimie puissante libérée par les glandes endocrines. Dans l’exemple d’une production extrême d’hormones liées au stress, comme l’adrénaline et le cortisol, il y a un grand risque d’auto-intoxication si ces résidus d’hormones ne sont pas ensuite métabolisés et éliminés. Les torsions par exemple, sont réputées pour leur effet détoxifiant, et hautement recommandées pour aider le corps à s’auto-nettoyer.


Pour qui veut maintenir un bon équilibre de son système endocrinien, la pratique du Yoga offre un moyen 100% naturel, et d’une puissance exceptionnelle. Si elles le pouvaient, vos glandes endocrines vous chuchoteraient à l’oreille de pratiquer régulièrement, et tout au long de votre vie, pour vous aider à traverser avec aisance toutes les modifications hormonales que notre corps expérimentent depuis l’enfance.


Alors trêve de théorie… tous à vos tapis !


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