Gérer le stress grâce au Yoga

Mis à jour : 29 déc 2019



À la différence de l’anxiété, qui est une émotion, le stress est un mécanisme de réponse pouvant amener différentes émotions, dont l’anxiété. 

Il affecte tout le monde, petits et grands, et si le stress n’est pas mauvais en soi, il peut s’avérer très nocif s’il s’installe dans la durée. 

Mais pas de panique, si vous faites partie des stressés chroniques, le Yoga est là pour vous aider !



Self-défense ou Self-souffrance ?


Le stress est au départ une réaction positive, puisqu’il a pour but de mettre l’organisme sous tension afin de permettre à l’individu de réagir efficacement à une situation d’urgence. Sa fonction n’est donc pas de nous gâcher la vie, mais d’assurer notre survie ! Malheureusement, ce mécanisme de défense à une faille de taille : il ne fait pas la différence entre un danger réel et un danger illusoire… Or certains individus interprètent trop rapidement une situation comme représentant un danger, d’autres ressentent des symptômes trop importants, voire invalidants, et d’autres encore cumulent le tout ! Dans la majorité des cas, le stress est purement psychique. S’il reste raisonnable, il peut être un moteur pour nous pousser à réaliser certains défis, mais s’il dépasse les limites, il s’avère négatif et très toxique.



Sympathique mais pas sympa ?


Pour bien comprendre le mécanisme du stress, il faut se projeter loin, très loin dans le passé. Le stress nous ramène en effet à cette période archaïque où il était tout à fait possible de croiser un lion affamé au cours d’une petite balade dans la forêt. Si une telle situation se présentait, nous n’avions que deux options : affronter l’ennemi dans l’espoir de le terrasser, ou fuir au plus vite pour ne pas y passer ! Quel que soit notre choix, notre corps avait déjà décrété l’état d’urgence et enclenché le système nerveux sympathique. Une formidable réaction chimique était en cours, mettant tout notre corps sous tension et utilisant toute notre énergie.


La décharge d’hormones, dont l’adrénaline et la noradrénaline, provoquait une augmentation du rythme cardiaque, en envoyant du sang dans les muscles squelettiques et en ralentissant, notamment, les fonctions digestives et rénales. Ces réponses au stress se poursuivaient jusqu’à ce que nous ayons vaincu notre ennemi, ou pas, ou jusqu’à ce que nous ayons gagné la course, ou pas… Le système parasympathique reprenait alors le contrôle, autorisant le corps à se détendre et réservant notre énergie à l’évacuation de toute cette chimie.


Revenons maintenant à notre époque et observons comment nous fonctionnons. Nous nous baladons dans la rue et sursautons de frayeur au son du klaxon d’un camion. Nous regardons l’heure et sommes pris de panique à l’idée d’arriver en retard quelque part. Nous fouillons dans notre sac et notre cœur s’accélère, car nous ne trouvons pas notre téléphone portable… Toutes ces situations stressantes ne mettent pas en danger notre vie, et pourtant elles engendrent la création de cette même formidable chimie !


Tout irait bien si notre système parasympathique reprenait tout de suite le dessus pour nous remettre de ces frayeurs disproportionnées. Mais hélas, contrairement à nos ancêtres, notre mode de vie hyper-accéléré nous maintient dans le système sympathique. Hyper-stimulés, hyper-agités, hyper-excités, nous ne savons plus comment nous détendre, et toute cette chimie non évacuée devient toxique et problématique.



Comment évacuer les résidus de stress ?


La vie de nos ancêtres n’était peut-être pas sans dangers, mais au moins ils ne vivaient pas perpétuellement stressés ! Il y a un vrai danger à installer le stress dans la durée. Car s’ils ne sont pas métabolisés, ces résidus toxiques s’accumulent et mettent en péril notre santé. Notre propre chimie intérieure devient alors la source d’un lent et sûr auto-empoisonnement, et en plus d’être stressés, nous sommes affaiblis, fatigués, et peut-être même déprimés.


Mais encore une fois, pas de panique ! Nous ne dresserions pas un tableau aussi dramatique s’il n’existait pas de solutions à ces tensions.

C’est bien sûr là qu’intervient le Yoga, grand spécialiste pour arrêter le système sympathique et déclencher la réponse parasympathique !


Pour métaboliser tout ce stress, il faut commencer par faire de l’exercice physique. Les asanas sont parfaits pour cela, car ils permettent d’étirer et de contracter les muscles de manière douce. Contrairement à un sport extrême ou à de la gymnastique, ils ne génèrent pas de fatigue, car l’effort et la contraction sont toujours contre-balancés par le repos.

La pratique des postures de Yoga permet de donner de l’attention à son corps. Or l’attention, c’est de l’énergie qui guérit !  En état de stress, nous sommes enfermés dans nos pensées négatives, qui se succèdent à une vitesse effrénée. Pour se calmer, il n’y a pas d’autre solution que de quitter son mental haut perché pour redescendre dans la matérialité. Nous souffrons tous d’un réel besoin d’habiter de nouveau notre corps, et le Yoga, qui invite à se concentrer sur les sensations et la respiration, est une pratique idéale pour cela.


La respiration est également un outil très puissant.

La pratique du Yoga insiste sur la respiration diaphragmatique, capable d’activer le système parasympathique très rapidement. Rien que cinq minutes de respiration abdominale, en étant très concentré sur le ressenti, permettent de métaboliser une grande partie du stress.

Le rythme est très important dans cette respiration, car le stress se caractérise par l’incohérence et le chaos. À cette respiration abdominale, s’ajoutent tous les exercices de pranayama. Anuloma viloma par exemple, qu’on appelle également nadi shodhana, est très efficace pour équilibrer le système nerveux. 


Enfin, la relaxation finale avec auto-suggestion est l’allié idéal pour retrouver le calme.

Pour métaboliser le gros du stress, on commence d’abord par contracter puis relâcher tout le corps. Cette action permet d’apporter le message que ça y est, le danger est passé, on peut se relâcher, le lion s’est éloigné !

Nous sommes alors prêts pour la pratique de l’auto-suggestion, qui sera très efficace si l’on reste bien concentrés. Le reflex de stress et de relaxation vient du mental subconscient. Il est donc nécessaire d’établir un pont, un dialogue, entre le mental conscient et le mental subconscient.

C’est ce que l’on fait en alternant la répétition mentale d’une phrase active, du mental conscient qui décide : « Je détends mes pieds… », avec une réponse du mental subconscient : « Mon corps est détendu… »

En scannant ainsi tout son corps, des pieds à la tête, lors d’une relaxation de quinze minutes, en fin de pratique, on accède à une profonde détente physique, mentale et spirituelle.



Nous l’avons vu, le stress n’est pas l’ennemi à abattre. Mais il est fondamental d’apprendre à le contrôler pour que de mécanisme de défense, il ne se transforme pas en mécanisme de souffrance. C’est ce que nous permet la pratique du Yoga, qui en plus de nous redonner l’accès à la détente et au calme, nous aide à lutter contre notre ennemi véritable… le mental !



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