Pour toutes questions, contactez-nous ou appelez-nous au 06 50 17 52 67

Pratiquer le yoga en hiver

Pratiquer le yoga en hiver

Un coup de mou ? Normal ! Février est là, nous sommes en plein hiver

Le soleil se fait rare, les températures sont froides, la luminosité est basse et notre corps accuse les premiers mois de mauvais temps… Pour beaucoup d’entre nous, la fatigue s’installe, qu’elle soit physique ou mentale. Dans ces conditions, il nous semble parfois difficile de trouver l’énergie pour bouger.

Dans ce monde où tout semble sans cesse s’uniformiser, l’on oublie parfois qu’en tant qu’être vivant nous sommes soumis aux cycles inaltérables de la nature. Les saisons font partie de ces cycles.

Il est important de réaliser que nous ne sommes pas programmés pour vivre de la même façon le jour que la nuit, ou encore en hiver qu’en été. Notre corps et notre mental ne réagissent pas de la même façon selon les différentes périodes. Il en va de même en ce qui concerne le yoga. On ne pratique pas le yoga de la même façon selon les saisons. De ce fait, il est nécessaire d’adapter sa pratique selon les saisons, qui, chacune à leur façon, sauront nous apporter ce dont nous avons besoin. Focus sur l’hiver !

 

1.      Pratiquer le yoga en hiver : une invitation à ralentir

 

Véritable éloge de la lenteur, l’hiver nous invite au ralentissement, à l’hibernation et au repos. Dans cette décélération annuelle, le corps et le mental trouvent la force de se régénérer et de se préparer à un nouveau cycle. Comme les arbres qui à l’automne se sont débarrassés du superflu pour se recentrer sur l’essentiel, le corps et le mental se replient sur soi. L’hiver est véritablement le terreau d’un suspens au cœur de l’année, d’une parenthèse.

Ce ralentissement est nécessaire au maintien de la bonne santé physique et mentale. Nous ne pouvons pas constamment fonctionner « à fond ». Il faut ralentir. Il faut apprendre à ralentir. Il faut s’autoriser à ralentir. L’hiver nous tend cette invitation. À nous de savoir la saisir !

Cette pause ne signifie pas apathie, ni paresse et encore moins inaction. Comme la sève qui au creux des arbres bouillonne et se recharge, notre énergie est au sommet de sa forme. Simplement, ce n’est pas le moment de l’extérioriser.

Plusieurs types de yoga nous soutiennent dans cette quête de ralentissement. Nos meilleurs alliés sont la pratique du hatha doux, du yin yoga et même du yoga nidra.

Côté asana, nous pouvons privilégier les postures de flexion avant comme la pince assise  ou la pince debout  qui invitent à l’introspection ou encore les postures d’équilibre sur les jambes comme la posture de l’arbre qui a pour vertu d’équilibrer le système nerveux. Par ailleurs, les exercices d’ouverture de hanches comme la posture du papillon ou du pigeon  sont d’excellents moyens de lâcher prise.

La respiration abdominale sera un atours majeur pour apaiser le mental et le flot incessant (et parfois fou !) de nos pensées.

Pendant la période hivernale, pratiquez des mouvements lents et sans précipitation. En outre, c’est le moment idéal pour faire l’expérience du maintien immobile des postures.

Surtout, quoiqu’il arrive en cette trêve hivernale, plus que jamais, ne « violentez » pas votre corps ni votre mental. Autorisez-les à se relâcher. Autorisez-vous à être moins « performant » et peut-être pas aussi parfait que vous l’auriez souhaité. Dans votre pratique, n’attendez rien. N’ayez d’autre objectif que celui de vous abandonner.

 

2.      Pratiquer le yoga en hiver : une invitation à se régénérer

 

Si l’hiver est sans conteste un moment de ralentissement, c’est aussi une période de régénérescence. Si de l’extérieur, les arbres semblent endormis, il n’en est pas moins qu’à l’intérieur, au plus profond d’eux-mêmes, la sève créatrice des nouveaux bourgeons de demain bouillonne déjà. Il en va de même dans notre corps. Malgré le froid, veillez à boire beaucoup pour participer à la régénérescence et à la bonne circulation de votre sève intérieure. Portez des vêtements chauds et couvrants. Protégez vos organes et articulations. Mangez chaud et sans outrance. Dormez beaucoup.

Le froid de l’hiver affecte notre corps en ce sens que les muscles sont moins flexibles, les articulations se font raides. Les blessures peuvent surgir plus facilement. Il faut donc rester très vigilants au quotidien tout comme pendant la pratique des asanas.

Afin réchauffer et lubrifier le corps et de booster le système immunitaire, les postures de flexion arrière, les équilibres sur les mains et les torsions vertébrales sont d’une aide précieuse. Cependant, faites attention à ne pas en abuser, car ces familles d’asanas sont toniques. Elles requièrent beaucoup d’énergie et peuvent facilement drainer le prana hors du corps. Dans un contexte où la fatigue s’installe facilement, cela peut jouer à votre désavantage.

L’hiver est donc la période de l’année la plus propice pour apprendre à bien doser nos efforts. Comment savoir ne pas en faire trop, ni en faire trop peu ?! Bouddha disait que pour jouer les plus beaux airs musicaux au sitar il fallait s’assurer que les cordes ne soient ni trop tendues, ni pas assez. Bouddha nomme cela « la voie du milieu ». À méditer

 

3.      Pratiquer le yoga en hiver : une invitation à l’introspection

 

Comme pour les arbres dénudés de leurs feuilles, nous aussi, l’hiver nous invite à nous défaire du superflu et à revenir à l’essentiel. L’hiver invite à se tourner vers l’intérieur, à se retrouver soi-même. L’hiver est symbolique d’un mouvement de contraction, un mouvement qui se déplace de l’extérieur vers l’intérieur, de la périphérie vers le centre, de l’apparence vers l’essence. C’est la porte ouverte à l’introspection. L’hiver est donc une excellente période pour se plonger dans l’étude des textes fondateurs et de la philosophie du yoga. C’est également un moment idéal pour pratiquer la méditation et la pleine conscience.

Vous pouvez vous constituer un petit cocon. Profitez de la pénombre aux effets calmants pour tirer l’obscurité à votre avantage. Allumez une bougie. Le plus souvent possible, gardez les yeux fermés. Prenez plaisir au silence. Apaisez vos sens. Pratiquez l’épuration sensorielle. Entrez dans ce que le yoga nomme « pratyahara », le retrait des sens.

Revenez à l’essentiel. Mettez vos sens au repos. Les sens sont nos serviteurs silencieux qui, tous les jours et tout au long de notre vie, nous servent avec une grande humilité. Ces sens sont comme des récepteurs qui parfois ont besoin d’être déconnectés afin de retrouver ensuite le summum de leur acuité. L’hiver offre cette parenthèse à qui sait la prendre et en faire bon usage.

Bientôt, le printemps arrivera et les sens pourront se réveiller au rythme de la végétation pour redécouvrir les couleurs, les fragrances, les sons et les sensations que nous offre chaque année la merveilleuse Dame Nature.

 

Alexandra Joy.

Février 2022.

À lire aussi
La pratique du Yoga à l’école est assez récente dans le milieu scolaire, mais prend tout son sens lorsque l’on regarde de plus près les spécificités et les bienfaits qu’apporte celle-ci pour l’enfant. L’école, un lieu de stress L’école est un lieu fondamental pour les enfants, et elle déterminante dans leur avenir même si l’éducation...
Le mantra Gayatri, aussi appelé Savitri mantra, est une invocation au Soleil que l’on trouve dans le Rig Veda, le plus ancien et le plus vénéré des Védas. Cette compilation d’hymnes sacrés n’est pas facile à dater, mais les historiens s’accordent sur une période qui s’étendrait de 1700 à 1000 avant J.-C. Quoiqu’il en soit,...

Ne ratez plus aucun article !

Inscrivez-vous à notre newsletter pour être informé par email dès la parution d’un nouvel article sur le blog

Laissez votre commentaire.

Inscription à la newsletter YAY