• Alexandra JOY

5 choses à intégrer dans sa vie pour continuer de pratiquer le yoga en dehors du tapis

Comme vous le savez déjà, le yoga ne se résume pas uniquement à la pratique des asanas. Son approche globale relève véritablement d’un style de vie et d’une façon d’appréhender le quotidien.

Ces derniers mois, la pratique des postures a été rendue difficile par la succession de fermetures des salles. Pour les pratiquants assidus, cette situation est décevante et les cours en ligne ne sont pas toujours une alternative pratique pour tous.

Mais, bonne nouvelle ! La configuration actuelle peut aussi être l’occasion de découvrir le yoga autrement qu’au travers des postures et permettre d’en expérimenter d’autres facettes.

Partons à la découverte de 5 choses que vous pouvez à intégrer dans votre vie pour continuer de pratiquer le yoga en dehors du tapis.

1. Se lever tôt

La vie yogique commence avant tout par une rythmique quotidienne. Les yogis considèrent que la façon dont nous débutons notre journée influence notre état physique et mental pour toute cette journée. C’est pourquoi le yogi pratique la méditation et les asanas dès son réveil.

En outre, comme pour confirmer l’adage « le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt », la vie yogique encourage un lever de bonne heure. En effet, la tradition considère que le lever du jour est le meilleur moment pour la méditation et les asanas. Le sommeil de la nuit n’est pas loin et le mental n’est pas encore confronté à toutes sortes de stimuli. L’esprit est alors plus silencieux qu’à aucun autre moment de la journée.

L’instant qui précède le lever du soleil est appelé « brahmamuhurta ». Dans cet espace spacio temporel, la nuit s’évanouit et le jour se lève. Cette transition symbolise le passage de l’obscurité à la lumière que le yogi expérimente sur son chemin de yoga. La lumière du jour naissant représente la Connaissance Ultime, dessein de toute quête spirituelle.

Maintenant que vous savez pourquoi le lever du jour est si important dans la tradition du yoga, sachez que vous êtes libres d’adapter cette vision à vos propres possibilités de vie. Ainsi, si votre emploi du temps vous le permet, essayez de privilégier un lever de bonne heure. Attention, comme le réveil dépend largement du coucher, il faudra également adapter votre routine nocturne.

Dans l’idéal, vous agrémenterez votre nouveau rythme de réveil de quelques minutes de méditation ou quelques cycles de salutation au soleil. N’oubliez pas, commencez petit !

2. Manger végétarien

Le végétarisme est l’un des principes essentiels de la vie yogique, et ce pour plusieurs raisons.

En vertu d’un des préceptes fondamentaux du yoga que l’on appelle « ahimsa », le yogi fait vœu de « non-violence ». Dans ces conditions, il est impensable pour ce dernier de se nourrir de denrées qui pourraient causer la souffrance d’autrui, fût-ce celle d’animaux. Ainsi, la viande, le poisson et les œufs sont exclus du régime du yogi puisqu’ils représentent la vie ou le potentiel de la vie.

Si le végétarisme est un thème central du yoga, c’est aussi pour des raisons physiques. La consommation de viande augmente drastiquement le taux d’acide urique dans le sang provoquant un déséquilibre de son pH. Or nous savons que l’acide attaque de nombreuses parties de notre métabolisme, créant inflammations et autres maux chroniques.

Par ailleurs, lorsque l’animal est amené à l’abattoir, son niveau de stress augmente considérablement. Adrénaline et autres substances issues de l’anxiété, de l’instinct de survie voire d’agressivité se déversent dans l’organisme de l’animal et se retrouvent captives de ses cellules ensuite consommées par les populations. Or, par définition, la nourriture que nous ingurgitons devient notre corps et notre esprit, en d’autres termes NOUS. Ainsi, en mangeant de la viande, nous ingérons stress, anxiété, contraction, terreur et agressivité, devenant nous aussi stress, anxiété, contraction, terreur et agressivité.

Ces raisons physiques rejoignent les raisons énergétiques pour lesquelles le yogi ne consomme pas de viande. Consommer une alimentation dite « sattvique » (équilibrée) apporte plus de « prana » (énergie vitale). Selon le yoga, le végétarisme est un pilier de la santé. Par cette hygiène de vie, le yogi se sent léger, sain, calme, joyeux et respectueux de lui-même et de son environnement.

Le végétarisme est également au centre d’enjeux écologiques, économiques et sociaux. La production de viande assèche la planète, appauvrit la diversité végétale, augmente la déforestation, pollue nos sols en nitrates et l’air en méthane. L’impact sur l’environnement est énorme ! D’un point de vue économique, les ressources qui suffiraient à nourrir toute la planète sont utilisées pour élever des bêtes pour un infime pourcentage du globe renforçant de ce fait les inégalités sociales mondiales. Pour le yogi, la maltraitance de nos terres, de notre air et l’indifférence vis-à-vis de la famine de certains peuples sont une violence suprême à laquelle non seulement il ne souhaite pas participer, mais il entend lutter par l’exemplarité.

Si vous souhaitez faire un pas de plus sur le chemin du yoga, c’est peut-être par une modification de votre alimentation que vous souhaitez désormais agir. La cuisine indienne regorge de recettes végétariennes délicieuses ! Si le végétarisme fait écho en vous, vous verrez de quelle façon vous êtes capable de l’apprivoiser au quotidien. N’oubliez pas, la non-violence commence envers vous-même. Allez-y tranquille : c’est ainsi que vous obtiendrez des résultats sur le long terme !

3. Créer un espace simple de vie

Nos têtes sont pleines à craquer, nos emplois du temps sont blindés, nos maisons sont emplies de mille objets : nous n’avons plus d’espace. Le yogi, lui, ne possède rien. Il vit dans le dénuement, l’ascétisme le plus total. En effet, les objets et les possessions pervertissent l’homme. Ils encombrent son espace et le restreignent tout autant qu’ils polluent sa liberté en contribuant à créer de l’attachement et du devoir envers ces objets. Aussi, la vie yogi prône un environnement simple et le minimum de possessions.

S’il n’est pas question ici de suivre de si près ce mode de vie, nous pouvons néanmoins nous désencombrer, faire le ménage, trier et nous délester du surplus d’objets dont nous n’avons pas besoin. Faites-le et voyez comme créer de l’espace physique engendre de l’espace mental.

4. Orienter ses divertissements

Nous avons évoqué plus haut la nourriture physique. Le yoga porte également un regard sur la nourriture intellectuelle. La voie du yoga se veut d’être un chemin unidirectionnel. Selon la tradition, tout doit soutenir la démarche yogique. Aussi, le yogi délaisse volontairement tout élément qui ne s’inscrit pas dans cette voie. Au contraire, il renforce son intérêt pour les activités qui nourrissent le chemin du yoga. Le yogi ne se divertit pas. Il délaisse les stimulations mondaines et, pour toute lecture, s’instruit des enseignements spirituels ancestraux.

Au quotidien, je vous invite à être très vigilants quant à la nourriture intellectuelle que vous donnez à votre mental : évitez de visionner des films violents, cessez d’écouter des informations anxiogènes, ne débattez pas de sujets mondains, excluez de votre bibliothèque les ouvrages qui vous donnent une vision erronée du monde et de l’homme. Rappelez-vous que tout ce qui entre en contact avec votre mental crée une empreinte sur ce dernier. Soyez intransigeant avec ce qui vient au contact de votre esprit.

5. Garder le silence

Le yogi apprend tous les jours à utiliser ses ressources physiques et mentales à bon escient. La régulation de l’usage de la parole est un enseignement central. De nos jours, la parole est dévoyée. Nous sommes bavards à souhait et nous communiquons pour ne rien dire. Le yoga met en avant un exercice que l’on nomme « mauna ». Il s’agit de pratiquer le silence.

Pour le yogi, l’absence de parole engendre le calme mental et si le but ultime du yoga est de réduire les mouvements de l’esprit, alors diminuer les brouhahas alentour participe pleinement de la démarche yogique.

À votre tour de pratiquer le silence ! Pour ce faire, ouvrez votre agenda et prenez rendez-vous avec lui. Choisissez un moment dans votre journée ou au sein de votre semaine où vous vous faites la promesse de vous taire pendant toute la durée que vous vous serez fixée. Bref… je n’en dis pas plus…

Octobre 2020, Alexandra JOY.

123 vues
  • Facebook Social Icône
  • Icône sociale YouTube
  • Icône social Instagram

© 2018 Yoga and You

YAY BLOG

NOS STUDIOS

Studio Joseph  de Maistre

Salle JDM

44 rue Joseph de Maistre

75018 Paris

L'Annexe

1 rue Eugène Carrière

75018 Paris

Studio Cardinet

77 rue Cardinet

75017 Paris

Studio Douai

17 rue de Douai

75009 Paris

CONTACT

06 50 17 52 67

contact@yay-studio.fr

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Abonnez-vous à notre newsletter

NEWSLETTER