Le Yoga est d'abord un style de vie

Mis à jour : 18 sept. 2018

Le succès croissant du yoga que d’aucuns pourraient considérer comme un simple effet de mode n’est pas un hasard et il n’est pas prêt de s’arrêter.



S’ancrer et rester lucide

Le succès croissant du yoga que d’aucuns pourraient considérer comme un simple effet de mode n’est pas un hasard et il n’est pas prêt de s’arrêter. Les populations, et les populations urbanisées en particulier sont de plus en plus désireuses de redonner du sens à leur vie. Dans une société en crise de valeurs, où l’individualisme tend à légitimer le chacun pour soi, où les pressions normatives sont fortes (rester jeune, en phase avec la mode ou avec les tendances culturelles…), où les rythmes de vie actuels imposent des cadences infernales ( temps de transport toujours plus longs, pression professionnelle exacerbée par les fragilités du marché de l’emploi, course à l’excellence, hyper-activité…), où notre connexion croissante aux nouvelles technologies devient chronophage altérant la qualité de notre sommeil et changeant radicalement notre rapport au temps et aux autres, où les risques d’addictions sont multipliés car elles apparaissent parfois comme des solutions immédiates pour apaiser nos tensions, le recentrage pour éveiller sa conscience et retrouver l’harmonie avec soi-même et son environnement devient une nécessité. Une nécessité ressentie par de plus en plus de gens qui sont las d’être mis sous pression et veulent retrouver un mode de vie qui place le corps et l’esprit en parfaite symbiose, en accord avec des principes de respect de soi et des autres, un philosophie du bien être qui tienne compte du monde dans lequel on vit, de l’individu lui-même et de la communauté à laquelle on appartient. La prise de conscience écologique et des menaces qui pèsent sur notre environnement et notre santé s’inscrit vraisemblablement dans cette dynamique.

Le yoga parce qu’il intervient sur le plan physique, mental et spirituel, rencontre ainsi un succès mérité et tout à fait légitime car il propose une vision holistique du bien être en impliquant le corps, l’environnement et l’histoire de chacun. Le yoga -Paris- n’est pas qu’une série d’exercices ou de postures codifiées qui auraient des vertus miraculeuses, ni la suprême panacée qui résoudrait tous nos problèmes mais il devient très vite pour tous ceux qui le pratiquent un véritable style de vie tant il est prouvé qu’il redonne du sens, apaise et modifie notre lien avec le monde. Il prend très vite une place privilégiée dans la vie au quotidien car il mobilise chez ceux qui s’y adonnent tous les aspects du bien être. Un véritable ancrage qui permet de gagner en clairvoyance et en lucidité.

Style de vie : quelques grands principes du yoga

Le yoga sutra de Patanjali (le premier codificateur du yoga), un recueil de 195 aphorismes, contient 8 membres dont 5 sont intimement liés à la pratique elle même et aux exercices qui peuvent être proposés en séance.

Le yoga -Paris- quelle que soit sa forme, car il en existe plusieurs qui répondent à des attentes qui peuvent être différentes, oeuvre toujours pour une bonne santé. Activité physique appropriée, via des postures précises et ancestrales, les asanas, on sait aujourd’hui à quel point le yoga est respectueux du corps et favorise par sa pratique régulière, un meilleur sommeil, une meilleure tenue du corps, une plus grande immunité, un bon équilibre mental, une plus grande sérénité pour affronter les aléas du quotidien.

Cela passe par un autre principe fondamental, le pranayama, ces exercices de respiration qui nous reconnectent avec chaque organe de notre corps. On oublie trop souvent à quel point respirer est important, l’apport en oxygène est nécessaire, vital et tous les processus biologiques de notre corps reposent sur la respiration. Bien entendu, chacun de nous respire sans se poser la question, c’est notre premier réflexe à la naissance, mais le yoga nous apprend indéniablement à retrouver le sens de cette respiration et à mobiliser en pleine conscience tout ce qu’elle peut avoir de bienfaiteur. Savoir respirer redonne un supplément d’énergie, permet de retrouver son calme et son équilibre. Cette exigence s’exporte au delà des séances, elle peut devenir un recours permanent pour affronter les événements du quotidien, pour mieux les appréhender.

Mais lorsqu’on s’engage dans cette démarche, il faut être cohérent et adopter des comportements alimentaires appropriés. Si respirer est essentiel, manger est une autre nécessité vitale puisque c’est l’alimentation qui procure notre énergie. Or, notre rapport à l’alimentation est souvent altéré par nos rythmes de vie. On mange vite, on mange trop ou pas assez, à des heures irrégulières, on ne mange pas assez équilibré, trop sucré, trop salé, trop gras car les impératifs quotidiens nous amènent à négliger les  impératifs diététiques qui relèvent pourtant très souvent du bon sens. La pratique du yoga nous conduit de façon très naturelle à repenser ce rapport à l’alimentation du fait de la plus grande acuité avec laquelle on prend conscience des atouts considérables d’un bien être qu’on peut éprouver en prenant simplement soin de soi. Là encore, on voit à quel point la sensibilité accrue aux problèmes écologiques et en particulier aux problèmes que pose l’alimentation industrielle ou le gaspillage alimentaire peut être reliée à cette démarche. Il n’est d’ailleurs pas étonnant de constater que beaucoup de pratiquants se tournent vers une alimentation végétarienne en raison d’une réflexion sur le respect du règne animal. On comprend dés lors que le yoga est une activité qui trouve tout son sens et se situe dans une approche beaucoup plus globale.

Pour arriver à cette sérénité, à cette conscience de tout ce qu’on peut mettre en oeuvre pour se sentir mieux, il faut pouvoir reposer son esprit, apaiser ses tensions. Le yoga, là encore, offre des outils formidables en raison de ses vertus relaxantes. Lorsqu’on parvient à évacuer tout ce qui nous parasite, génère des anxiétés, on devient capable d’évacuer le stress, un des maux majeurs de notre société. Le yoga, par sa pratique en cours de séance et les postures qu’il nous enseigne, offre les moyens d’une grande relaxation, mais il nous place aussi dans une autre attitude plus englobante qui nous invite à prendre de la hauteur sur les événements, à mieux gérer nos contrariétés. On est toujours dans cet exercice de pleine conscience qui fait du yoga un véritable art de vivre.

Il n’est pas ainsi étonnant de le voir associé à la méditation (Dhyana), source d’une plus grande concentration (Dharana), d’une plus grande clairvoyance et vecteur de cette pleine conscience que nous avons précédemment évoquée. Le yoga n’est donc pas seulement une série d’asanas (de postures) aux vertus reconnues mais bien une discipline qui nous invite à repenser notre rapport au monde. Il ne s’agit pas de changer, de chambouler toute notre vie. Nos impératifs, qu’ils soient professionnels ou familiaux, ne vont pas disparaitre du jour au lendemain et ce n’est d’ailleurs pas l’objectif recherché. Mais bien souvent ils nous contraignent et sont cause de stress car nous perdons le sens des priorités. Le bien être que produit la pratique du yoga à bien des titres nous apprend à mieux percevoir la finalité de chaque chose, de chaque acte et de chaque parole nous permettant par là même d’envisager de penser différemment le monde et notre place en son sein. Le yoga, une façon de vivre avant tout.

Nul besoin d’assister à des séances quotidiennes, de s’exercer à toutes les techniques de pranayama, de connaitre tous les asanas ou de méditer tous les jours pour intégrer le yoga dans sa vie. Chacun est libre de le pratiquer à sa guise et il ne faudrait pas croire que les bénéfices du yoga que nous avons nommés ne seraient le lot que de ceux qui auraient une pratique intensive. Non, le yoga n’est pas un sacerdoce et chacun est invité à l’aborder comme bon lui semble. L’un des principes fondateur, rappelons-le, c’est l’Ahimsa, la non violence.

Dés l’instant où la dimension vaste du yoga est correctement perçue, on comprend que cela dépasse le seul cadre des séances que nous suivons. Il se pratique par notre façon d’agir, de penser ou d’être. Il se caractérise aussi par les choix que nous faisons pour améliorer notre bien être et celui de notre communauté. Chacun est d’ailleurs libre de trouver sa propre porte d’entrée. Certains vont passer par le coté physique des postures et se laisser guider par le corps, d’autres vont être interpellés par la dimension spirituelle de la méditation, des pranayamas ou des kriyas (techniques de nettoyage).

Yamas et Nyamas, faire attention à toutes ses actions

Ce sont les deux premiers membres dans le yoga sutra de Patanjali. Cela consiste en une prise de conscience et en une adhésion à certaines qualités et pensées qui peuvent contribuer à améliorer le fonctionnement de notre mental, de nos émotions et de la personne humaine toute entière.

Il y a en effet dans le yoga une part philosophique que nous pouvons avoir intégrée sans même savoir qu’elle lui était intimement liée. Les préceptes philosophiques du yoga, les Yamas et Niyamas, ne sont pas toujours connus et leur méconnaissance n’empêche aucunement sa pratique mais on comprendra en les énumérant combien certaines sensibilités constituent des formes de prédisposition au yoga. Ils sont essentiels et s’insèrent dans la plupart des exercices tant dans leur dimension physique que spirituelle.

L’Ahimsa, la non violence est sans aucun doute, un exemple très clair. Lorsqu’on suit une séance de yoga, on doit être conscient de ses limites, ne pas forcer, ne pas se blesser. Les postures (ou asanas) doivent être réalisées sans malmener son corps. Et cette communication avec soi-même qui guide nos gestes doit aussi orienter nos actions dans toutes les sphères de la vie. Cela détermine grandement notre rapport aux autres et la façon dont nous nous adressons à eux.

Dans le même esprit et nous dirons, dans la continuité, intervient  Satya, « l’être vrai ».  Une humilité qui veut que nous reflétions une image de soi qui soit fidèle à ce que nous sommes réellement. Il n’est pas toujours aisé de ne pas se mentir à soi-même et nous feignons très souvent de l’ignorer même si dans notre intimité la plus profonde, nous savons que nous nous accommodons de nos mensonges. Il est pourtant essentiel d’éviter de se mentir à soi-même et aux autres. S’il n’est nul besoin de pratiquer le yoga pour intégrer ce précepte, il est important de savoir que cette exigence en est l’une des matrices.

Vient ensuite l’Asteya ou le non vol qui nous invite à ne pas voler les objets matériels, ou les idées d’autrui, à ne pas divulguer les confidences qui nous sont faites.

Bramacharya, un moyen d’aller vers une forme de vérité essentielle qui ne soit pas corrompue par des excès en tous genres et qui repose sur une véritable maitrise de soi empreinte de désirs maitrisés comme les désirs sexuels par exemple.

Aparigraha  qui inscrit nos comportements dans le respect d’un autre dont on ne tirera aucun profit, une vie libre, sans cupidité.

S’ajoutent encore les Nyamas comme Sauca qui dirige le corps et l’esprit vers une forme de pureté, Santosha qui est la pratique de l’humilité et de la modestie, Tapas qui pour maintenir le corps en bonne santé, impose une discipline du corps, de la parole et de l’esprit teintée d’austérité, Svadhyaya qui convoque l’introspection, Isvapranidhama qui suggère une forme de communication avec le divin et donne le sentiment du sacré et de la plénitude.

Le but ultime du yoga : Samadhi

Il faut parvenir au stade ou nous ne faisons plus qu’un avec l’univers. Un état de paix, et de détachement. La pratique du yoga ne traite donc pas seulement le corps mais se préoccupe comme nous l’avons vu de tous les aspects de la vie.

Quand on parle de yoga en tant que style de vie -Paris- on entend par là, une source d’inspiration pour le corps, l’énergie et l’esprit à chaque moment de notre existence. Ce n’est pas la solution à toutes les difficultés, ce n’est pas un moment d’évasion, une activité à part dans notre quotidien, mais « un tout » qui nous inspire en permanence. Et il ne faut « rien attendre » du yoga en partant du principe que faire des choses  suppose « d’en attendre en retour ».  Non, c’est bien une forme de philosophie de la vie, un moteur de croissance individuelle qui permet de générer une énergie globale qui nous aide à trouver notre notre place dans le monde.


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