Yoga et Végétarisme

Le yoga -Paris- recommande en général une alimentation lacto-végétarienne.




Entre spiritualité et pragmatisme

S’il n’est pas nécessaire d’être végétarien pour pratiquer le yoga, de plus en plus de pratiquants se tournent peu à peu vers une philosophie alimentaire débarrassée des protéines animales. Quand certains y voient un effet de mode « tendance bobo » avec tout ce que cela peut avoir de connotation péjorative, d’autres, l’envisagent plus sérieusement comme une approche fondée sur une conception respectueuse de soi et du monde, une approche holistique du bien être, un rapport à la vie qui considère l’individu comme faisant partie d’un tout dont il est à la fois l’une des unités fondatrices et la finalité.

Ce rapport à l’alimentation trouve toute sa légitimité dans la pratique du yoga -Paris-, car il nous conduit de façon très naturelle à repenser simplement notre rapport à l’alimentation du fait de la plus grande acuité avec laquelle on prend conscience des atouts considérables d’un bien être qu’on peut éprouver en prenant simplement soin de soi. L’ahimsa ou non-violence est rappelons le un principe fondateur du yoga.

Ainsi, nos questionnements en matière d’écologie, les réflexions qu’imposent les problèmes soulevés par l’alimentation industrielle, les ravages des produits phytosanitaires, les doutes concernant les OGM ou le gaspillage alimentaire sont indubitablement liés à cette démarche. Plus que tout, le respect du règne animal, les logiques productivistes qui menacent notre planète nous invitent à reconsidérer notre lien au vivant. On comprend dés lors que le végétarisme trouve tout son sens dans la pratique du yoga même s’il n’est pas nécessaire de s’inscrire dans une démarche spirituelle et que le pragmatisme en matière de bienfaits pour la santé constitue déjà en soi un argument de poids. Le végétarisme relève donc autant d’une compréhension particulière des notions de pureté et de non-violence, que d’une conscience aigüe des méfaits de la suralimentation moderne.

Le végétarisme, quelques précisions

Le végétarisme est un système diététique excluant la consommation de chair animale, mais permettant celle de sous-produits animaux tels que laitages, fromages et oeufs.

On le distinguera du végétalisme qui, lui, exclut de façon impérative tout produit animal, y compris par définition les dérivés tels que les laitages et les oeufs.

Les produits laitiers sont au centre d’un véritable débat entre lacto-végétariens et végétaliens. Dans les vedas, les textes sacrés des hindouistes, on accorde une grande importance au produits laitiers car le lait animal et en l’occurrence celui de la vache, serait porteur de l’énergie maternelle c’est à dire celle de l’amour, l’énergie du sattva : amour, équilibre, pureté. Si l’on observe les modes de production de l’agroalimentaire, on se rend compte que le lait ou les yogourts fabriqués à la chaîne contiennent entre autre de nombreux conservateurs et que cela fait indéniablement perdre aux produits laitiers la valeur symbolique que les vedas leur donnent.

Le yoga -Paris- recommande en général une alimentation lacto-végétarienne. Manger une petite quantité de produits laitiers couvre en effet les besoins en vitamine D, vitamine B12 et calcium.

Beaucoup de preuves médicales attestent qu’une alimentation végétarienne équilibrée est extrêmement saine. Elle fournit au corps les protéines, minéraux et vitamines nécessaires à son bon fonctionnement. Statistiquement, le nombre de crises cardiaques, attaques cérébrales, problèmes de rein et cancers est plus bas parmi les végétariens. Ces derniers jouissent d’un système immunitaire plus fort et ils sont moins enclins à devenir obèses que ceux qui mangent de la viande.

Raisons religieuses et mystiques

Deux grands principes régissent cette approche alimentaire : la notion de pureté, et le désir de ne pas nuire à quiconque.

La pureté repose sur un besoin de propreté, ce yama nommé sauca (shaucha) implique une propreté aussi bien physique que psychique qui vise à conserver le corps en état de pureté. La pureté doit être à la fois intérieure et extérieure.

Selon les sutras, « la pureté du corps et du mental nous font éviter les relations intéressées ne visant que l’assouvissement égoïste de nos désirs » et  « lorsque le corps et le mental sont purifiés et les sens contrôlés, apparaît aussi une conscience joyeuse nécessaire pour réaliser l’être intérieur ».

Le yoga -Paris- est donc une voie royale pour atteindre ce désir de pureté. Grâce aux asanas et au pranayama (postures et respiration) on peut nettoyer notre corps physiquement, physiologiquement et intellectuellement. Mais cela passe aussi par ce que nous mangeons. La chair animale, considérée comme impure et putréfiable, peut générer des toxines qui nous écartent du chemin de la purification. Dans le Yoga on considère que quand une personne consomme de la viande, elle absorbe également la peur et la souffrance de l’animal abattu. Il aura donc plus de difficultés à obtenir le contrôle de ses émotions. Mais la souffrance animale nous renvoie également à l’ahimsa, ce principe de non violence qui est fondateur de la pratique yogi et de la culture hindou. La non-violence envers des êtres vivants issus du règne animal est ainsi primordiale.

D’autres populations que les hindous sont strictement végétariennes pour des raisons éthiques, comme les Mormons en Amérique, et dans d’autres religions comme l’islam et le judaïsme règnent des règles alimentaires très strictes quant à la façon de tuer rituellement les animaux pour en extraire totalement le sang, symbole de vie.  

Raisons  économiques et écologiques

Depuis un rapport de 1990, l’Organisation Mondiale de la Santé insiste sur le fait que la teneur en gras de la chair animale n’est pas, comme on le croit, un critère de qualité, mais au contraire un danger pour la santé. Or, toute la chaîne de production alimentaire de l’élevage intensif repose sur le postulat qu’il faut engraisser au maximum les animaux.

La tendance fortement productiviste conduit alors à exploiter des surfaces agricoles toujours plus grandes pour répondre à des besoins de céréales fourragères à destination des animaux au détriment de la culture de céréales ou de légumineuses riches en protéines consommables par l’homme. Une solution pourtant préconisée pour lutter contre la faim dans le monde.

Pour doper les rendements, on utilise des méthodes contestées, comme l’usage de soja OGM en provenance du Brésil ou de l’Argentine. Pour atteindre les meilleurs rendements, on fait consommer aux boeufs, en plus des céréales et du fourrage, 5 à 15 % de tourteaux, ces résidus solides riches en protéines obtenus après l'extraction de l'huile contenue dans les graines de soja, de tournesol ou de colza.

Autre problème inquiétant, les réserves d’eau qui risquent de s’épuiser. Si 100 litres d’eau suffisent pour produire une livre de blé, il en faut plus de 1500 pour obtenir une livre de boeuf!

On estime ainsi que la quantité d’eau requise pour les besoins alimentaires d’un omnivore pendant un mois suffirait à nourrir un végétarien pendant une année.

Considérations médicales

Depuis déjà de nombreuses années des rapports de l’OMS ont dénoncé les dérives de l’alimentaire et la multiplication de maladies concomitantes, dites maladies de civilisation car elles touchent l’ensemble des communautés humaines au point de parler par exemple de pandémie d’obésité. Si dans les pays riches les conditions de vie se sont considérablement améliorées et qu’on y meurt plus de faim, il est par contre assez sidérant de voir que l’on meurt du « trop » manger : trop en quantité, trop de sucre, trop de graisse, et de graisses issues de la chair animale. Des chairs animales dopées, infestées d’agents conservateurs et d’antibiotiques.

On parle aujourd’hui d’obésité, de diabète, de maladies cardio-vasculaires, devenue la première cause de mortalité dans le monde, d’hypertension artérielle mais aussi de cancers et de maladie auto-immunes qui probablement latentes chez certains individus s’extériorisent en raison de conditions qui leur sont favorables. En cause : nos organes de détoxication sont sur-sollicités et s’épuisent.

Mais les temps changent. Le corps médical a longtemps préconisé la consommation de viande deux fois par jour. Actuellement nombre de médecins affirment que manger de la viande deux fois par semaine serait largement suffisant. On préférera plutôt des viandes maigres mais manger du poisson dont les graisses sont meilleures pour la santé et qui, de toutes façons, même gras, sont plus maigres que les viandes les moins grasses, devrait être privilégié. Des recommandations nouvelles qui font la part belle au végétarisme.

Il reste cependant encore de nombreux préjugés comme le fait que les végétariens seraient maigres et  manqueraient de force, qu’ils manqueraient de protéines animales, que leur alimentation serait peu variée et monotone, etc.

Des croyances infondées de plus en plus contredites par des sportifs de haut niveau ayant adopté une alimentation végétarienne. On le sait, la protéine animale contient trop d’acide urique. Quand elle est consommée en grande quantité, l’acide urique ne peut être éliminé correctement et se dépose dans les articulations. Il en résulte divers troubles de santé comme le raidissement des articulations, la goutte, des rhumatismes, des maux de tête, des crampes et de la nervosité. Des symptômes dont nombre de sportifs veulent se débarrasser.

La viande, parfois infectée de trichine et de vers intestinaux est à l’origine de la plupart des intoxications alimentaires. Les légumineuses, les céréales, tous les fruits à coques, les fruits secs, les graines germées et les algues dont le marché se développe contiennent assez de protéines végétales nécessaires pour notre équilibre. Les protéines animales des produits laitiers constituant un complément suffisant.  

Quant à la monotonie du régime végétarien, là encore c’est un préjugé car les contraintes stimulent la créativité. Il y a beaucoup de variétés de légumes, de couleurs et d’originalité dans cette alimentation qui vient enrichir l’assiette et donner de la joie à l’œil et aux papilles. A condition de cuisiner et de redonner au repas sa dimension sacrée. Le végétarisme combiné avec la connaissance de l’immense potentiel des épices permet de faire de la nourriture non seulement un plaisir, mais un soin à long terme.

Manger c’est vivre. Et c’est en cela certainement que la proximité avec la philosophie yogi est forte. On est invité à cet état de pleine conscience tourné vers le vivant, le moment présent.

« Je suis ce que je mange »

Cette phrase que l’on entend souvent fait véritablement sens. Elle suppose entre autre que notre régime alimentaire influence profondément notre bien-être physique et psychique.

Certains vont jusqu’à considérer que lorsqu’on tue un animal, ses toxines émotionnelles restent dans la chair et qu’elles nous sont transmises en la consommant. Le stress correspondrait à une accumulation des toxines psychiques que la personne ne peut pas digérer. Le végétarisme -Paris- serait ainsi l’un des moyens de baisser considérablement cette intoxication quotidienne. Dans cette vision de l’alimentation, on considère les fruits et tous les types de fruits à coques en particulier comme la nourriture la plus pure. Ce pourquoi les yogis et les saints en Inde se nourrissent souvent exclusivement de fruits et d’amandes.

Changer nos habitudes alimentaires et renoncer à certaines croyances est parfois difficile, ce d’autant plus lorsqu’elles sont le fruit d’une culture, d’une civilisation et de l’histoire familiale autour de laquelle elle s’est construite. Renoncer à la viande peut par exemple paraître invraisemblable dans certaines familles. Le végétarien et pire encore, le végétalien, passe souvent pour un personne éthérée, pâle, faible et austère. Et il est parfois socialement difficile d’affirmer ou d’assumer ses choix alimentaires alternatifs sans se mettre en retrait ou en marge. On constate cependant une préoccupation croissante des populations à l’égard des modes de production alimentaire. Un refus des productions hors sol, une surveillance accrue des conditions d’abattage, des impacts environnementaux.

On peut d’ailleurs considérer que le désir d’aliments naturels vers lesquels se dirigent de plus en plus de gens correspond à une forme de refus de la vie industrialisée. En mangeant un aliment on communie avec le type de civilisation qui l’a produit. Refuser certaines dérives productivistes prend alors une nouvelle dimension. Nos aliments deviennent le support d’une manière d’être. Le succès croissant du bio l’atteste même si on pourrait débattre de ses propres dérives.

C’est à travers ce que nous mangeons que nous choisissons ce que nous souhaitons être. Et nous voyons bien que les raisons sont nombreuses pour déterminer une alimentation qui nous correspond parfaitement. Il ne faudrait pas que cela devienne obsessionnel, ni que cela entraîne une attitude butée et intolérante. Il faut pouvoir s’adapter à la vie sociale et accepter de déroger à ses convictions. Mais il y a dans le végétarisme, un acte à la fois politique, philosophique et spirituel qui prend toute sa dimension dans la pratique du yoga -Paris-.

Le végétarisme, une cohérence avec le yoga, pas un diktat

Quand on pratique le yoga, on apprend à écouter son corps, à reconnaitre ce qui est bon pour nous et où se situent nos limites. Il en va de même pour l’alimentation. Il n’y donc pas de règles absolues, de carcan imposé mais il y a du bon sens. S’il n’est nul besoin d’être végétarien pour faire du yoga, il est intéressant de voir que ceux qui s’adonnent à une pratique du yoga régulière évacuent peu à peu la viande de leur alimentation et construisent leur rapport à l’alimentation de façon très différente pour se mettre

dans les meilleures dispositions.

C’est ce qu’on retrouve en l’occurrence dans les approches ayurvediques. L’ayurveda qui se présente comme la science de la vie, est une alliée du yoga et propose des exercices de bien-être et d’hygiène de vie en général, et du corps en particulier. De façon générale, le but est d’augmenter l’énergie du “sattva”. Manger de façon sattvique, c’est-à-dire léger, frais et naturel, pour préparer le corps à la pratique du yoga : si on se contente d’aliments trop tamasiques – vins, pains, pâtes, le tout en grande quantité – le corps devient lourd, on a sommeil, et ce n’est pas l’idéal pour bouger ensuite.

Une alimentation équilibrée est essentielle lorsque l’on pratique régulièrement le yoga car elle influe au niveau de la souplesse, du mental et de la concentration.

Car rappelons le,  le yoga est avant tout un art de vivre.


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