Yoga et système immunitaire - 1

Mis à jour : mai 8



Longtemps ignorés et délaissés, nos systèmes immunitaires sont désormais des stars internationales ! Alors que malgré leurs cris d’alerte, une grande partie d’entre nous ne prêtait pas la moindre attention à leurs messages pourtant clairs, il aura fallu cette énorme crise sanitaire pour qu’enfin nous daignions les écouter et réaliser à quel point s’en occuper est nécessaire. 


Heureux et fiers d’être enfin mis en lumière, nos systèmes immunitaires profitent d’être sur le devant de la scène médiatique pour nous expliquer comment les maintenir forts et efficaces face aux virus les plus tenaces ! Et parce que ces conseils, aussi simples qu’élémentaires, sont appliqués par les yogis depuis des millénaires, ils nous invitent tout simplement à les observer pour mieux les imiter.


Que font donc les yogis pour ne craindre aucun envahisseur, et accorder une telle confiance à leurs défenses naturelles ?



Confiance en l'intelligence de notre corps


Pour commencer, les yogis considèrent leur corps comme un véhicule sacré incroyablement perfectionné. Conçu pour accueillir notre âme, cette enveloppe physique est un temple d’un raffinement qui dépasse tout entendement. Et à condition qu’il soit régulièrement entretenu et nettoyé, notre corps est suffisamment fort et intelligent pour faire face à toutes les attaques !


Pour s’en convaincre, il suffit de plonger au cœur même de notre système immunitaire, et de s’émerveiller devant cette organisation qui témoigne d’une intelligence surprenante…


Le système immunitaire est un réseau de cellules qui s’organisent pour défendre notre corps contre des organismes extérieurs qui le pénètrent ( bactéries, virus, parasites… )

Ce système de défense passe par trois grandes barrières, physiques ou cellulaires, appelées lignes de défense.


Première ligne de défense : la peau et les muqueuses La peau et les muqueuses représentent la première barrière physique et naturelle contre les agresseurs. Composées de cellules épithéliales très serrées, elles sont très imperméables. Ce bouclier est souvent renforcé par la présence de poils ou de cils et par nos sécrétions corporelles formant un film protecteur (sébum, mucus). 


Certains de nos organes (intestin, vagin, tractus urinaire, appareil respiratoire) sont également pourvus d’une couche protectrice formée de « bonnes » bactéries, couramment appelée flore ou microbiote. Ces bactéries empêchent notamment l’adhésion et le développement de pathogènes.


Deuxième ligne de défense : l’immunité non spécifique Dans le cas où la première barrière est franchie, la deuxième ligne de défense fait intervenir des cellules de l’immunité. Cette réaction est dite non-spécifique, car elle intervient de la même façon quel que soit l’agresseur. Plusieurs phénomènes se mettent en place :

- Certains globules blancs, les mastocytes, reconnaissent le corps étranger et libèrent des médiateurs chimiques de l’inflammation. Ils permettent la vasodilatation des vaisseaux sanguins et l’arrivée massive de globules blancs sur le lieu de l’infection, qui s’accompagne de sensation de chaleur, rougeur, douleur et gonflement de la peau : c’est la réaction inflammatoire.

- Les médiateurs chimiques vont également attirer les phagocytes, cellules qui détruisent les corps étrangers en les « dévorant » : c’est la phagocytose.

- Les cellules NK (Natural Killer) peuvent également intervenir ; elles détruisent nos propres cellules infectées par des virus grâce à des protéines, les perforines, qui provoquent la mort cellulaire.


Troisième ligne de défense : l’immunité spécifique adaptative Parfois l’immunité innée n’est pas suffisamment puissante pour éliminer l’agresseur. Intervient alors l’immunité spécifique, faisant appel aux lymphocytes T et B. Elle est dite spécifique et adaptative, car la réponse élaborée dépend de la nature de l’agresseur : chaque lymphocyte B ou T porte sur sa membrane un récepteur qui ne peut reconnaître qu’un seul type d’agresseur.


Les lymphocytes B : Ils produisent les anticorps qui s’accrochent aux agresseurs et les neutralisent.


Les lymphocytes T : Cellules tueuses qui tuent par contact les cellules infectées.


Parce qu’ils ont conscience de l’existence de cet infaillible système de défense, les yogis font leur possible pour l’entretenir et le renforcer. Mais comment s’y prennent-ils ?



Une alimentation appropriée


Avant toute chose, et puisqu’ils considèrent leur corps comme un véhicule sacré, ils veillent à lui fournir le carburant adapté ! Autrement dit, pour que nos cellules fonctionnent au mieux de leurs possibilités, elles doivent recevoir des nutriments de qualité.


L’alimentation yoguique, strictement végétarienne, consistera donc en produits frais, bio, et non transformés. Les pesticides, fongicides, additifs et autres produits chimiques, incompatibles avec le vivant, sont le véritable danger… et s’il y a bien une urgence, c’est de faire en sorte qu’ils cessent de nous polluer !


Manger des produits industriels, transformés et raffinés, est la première chose qui détruit nos défenses immunitaires. Et puisque nous sommes libres de ne pas les consommer, nous sommes totalement responsables de notre santé !


« Que ton aliment soit ton médicament… » Cette célèbre phrase, attribuée à Hippocrate, médecin renommé de la Grèce antique, est plus que jamais d’actualité.


Un bon apport micro-nutritionnel est la priorité des priorités pour maintenir un système immunitaire en bonne santé. Il est pour cela recommandé de ne pas trop cuire nos aliments, et de privilégier les fruits et légumes crus, locaux et de saison, ainsi que des jus frais, grâce auxquels les nutriments seront plus rapidement et plus facilement assimilés. 



Des intestins en bonne santé


Un grand nombre de nos cellules immunitaires se situe dans l’intestin. Cet organe, et plus particulièrement les bactéries qu’il contient (que l’on appelle flore intestinale ou microbiote), joue un rôle majeur de défense contre les agents pathogènes. 


En effet, l’intestin n’est pas qu’un organe dédié au transit des aliments. L’écosystème intestinal se compose de trois éléments qui fonctionnent en synergie et qui interviennent, chacun à leur niveau, dans le processus de défense immunitaire : 


- La muqueuse intestinale


Il s’agit de la membrane qui tapisse toute la paroi du tube digestif. Elle représente une immense surface d’échanges entre l’extérieur et l’intérieur de l’organisme : environ 300 m2, soit l’équivalent d’un terrain de tennis. La muqueuse empêche les micro-organismes inopportuns de pénétrer dans le corps, mais va laisser passer les nutriments et micro-nutriments. Elle joue un rôle de « filtre », et fait partie de cette « première ligne de défense » dont nous avons parlé plus haut.


- Le système immunitaire intestinal


Il assure la défense de l’organisme face aux agresseurs et permet la tolérance des aliments. On dit qu’environ 60 % de nos cellules immunitaires sont concentrées dans l’intestin. 


- Le microbiote intestinal


Le microbiote intestinal (et ses quelques 100 000 milliards de bactéries) contribue à nous protéger contre les agents pathogènes par l’effet barrière : en adhérant à la muqueuse intestinale, les bactéries de la flore empêchent les micro-organismes pathogènes de coloniser l’intestin.


Certaines situations, comme un stress mal géré, une alimentation déséquilibrée ou la prise d’antibiotiques par exemple, peuvent entraîner un déséquilibre du microbiote appelé « dysbiose ». Cette dernière peut perturber l’équilibre de l’écosystème intestinal et par conséquent affaiblir nos défenses immunitaires.


Mais heureusement, certaines bactéries « amies » sont capables de renforcer l’activité du microbiote intestinal : les probiotiques.

Les probiotiques sont des micro-organismes vivants qui modulent positivement la composition et renforcent l’effet barrière du microbiote intestinal. Ils constituent ainsi un complément de bactéries bénéfiques pour la santé.


Les probiotiques sont disponibles sous forme de compléments alimentaires, mais il existe d’autres moyens, moins onéreux et peut-être moins hasardeux...


En effet, pour multiplier les bactéries probiotiques à l’intérieur de nos intestins, rien de tel que le jeûne ! La mise au repos des intestins amène à une multiplication des bactéries probiotiques, mais également à une normalisation de la population bactérienne. 


Selon Valter Longo, professeur de biologie, connu entre autres pour ses travaux sur le jeûne thérapeutique, trois jours de jeûnes amèneraient à une réinitialisation complète du système immunitaire !


Autre moyen très simple de multiplier ces bactéries amies : consommer des produits lacto-fermentés ! La choucroute, le kvas, le kimchi… toutes ces délicieuses recettes transmises par nos ancêtres sont non seulement très bénéfiques, mais également très économiques !


Et puis il y a la douche froide... qui en plus de nous réveiller beaucoup plus sainement qu’un café, a pour effet d’augmenter, en quelques jours seulement, le taux de lymphocytes T ! Si cette pratique vous rebute, il est possible de s’y habituer progressivement, en terminant sa douche normale par une rapide douche froide, localisée, pour commencer, seulement sur les jambes et les pieds… Votre résistance au froid petit à petit grandira, et bientôt vous ne pourrez plus vous passer de ce rituel aux vertus exceptionnelles !



À suivre…



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