Nada yoga, le yoga du son

La voix et le souffle y occupent une place primordiale.




Au commencement était le son

Découvert en 1965 le rayonnement fossile est considéré comme le « cri de naissance de l’Univers ». Il remonte à 380 000 ans après le big bang. La naissance du cosmos s’est accompagnée d’un intense rayonnement qui aura voyagé librement pendant des millards d’années pour parvenir jusqu’à nos détecteurs. Bien avant les découvertes majeures en astronomie concernant ce « bruit » cosmique, les cultures traditionnelles du monde entier ont développé leur récit mythologique de la création de l’univers.

La voix et le souffle y occupent une place primordiale. « Au commencement était le verbe », dit l’Évangile , « Trois Cris firent éclater l’Oeuf du Monde » évoquent les textes celtes sacrés et les mayas de parler « du chant des Dieux comme du système nerveux de l’univers ».

Chez les hindous et les boudhistes, le principe structurant du chaos d’origine est le mantra Om ou Aum. L’univers a un son, le Svara ou souffle cosmique. Nous y reviendrons.

Or, cette cosmologie universelle est portée par des figures archétypes qu’on peut comparer aux formations cymatiques telles que les mandalas. En cymatique on considère que le son agit sur la matière physique et possède la propriété de générer des motifs géométriques comme le démontra Ernest F.F Chladni (1756 - 1827). On retrouve d’ailleurs ces figures géométriques dans certaines civilisations et l’exemple le plus surprenant est sans doute celui des figures des clés de voûte à Roslyn Chappell en Ecosse qui rappellent étrangement les formes identifiées par Hans Jenny.

Pour Hans Jenny qui reprendra au XXème siècle les travaux de Chladni, la vibration a une puissance fondamentale et génératrice et c’est sa périodicité qui soutient la bipolarité de la vie : le mouvement et la forme. Ainsi la vibration serait source de toute chose. Il identifia de nombreuses formes géométriques produites par les sons et les fréquences tant en utilisant le sable que l’eau ou d’autres matériaux.

Pythagore considérait que l’Homme possède toutes les valeurs du cosmos, établissant ainsi un lien étroit entre l’organisme humain et l’organisation de l’univers à laquelle il serait intimement relié. Le son a donc une valeur primordiale en ce sens que la biorésonance nous donne des indications essentielles sur la fréquence optimale de nos organes comme le laissent entendre certains travaux de physique quantique.

On prendra l’exemple des bols tibétains dont les chants -sons- sont réputés communiquer avec la matière cristalline de notre corps : les os, les tissus et l’eau qui nous composent à 70%.

Les bols chantants tibétains et leurs dérivés (bols de quartz ou de cristal reconstitués) sont exploités depuis des années dans le cadre de soins avec des effets reconnus sur les énergies subtiles et les méridiens. Une théorie des corps subtils et de l’énergie subtile contestée en occident mais qui serait l’un des fondements de la médecine traditionnelle chinoise et particulièrement de l’acupuncture. Dans l’hindouisme, et notamment dans certaines Upanishad, ces textes philosophiques qui forment la base théorique de la religion hindoue, dans le yoga et le Védanta sont également faits mention de plusieurs fourreaux, gaines, enveloppes (koshas) dont le corps fin ou subtil qui contiendrait l’enveloppe d’énergie vitale, l’enveloppe mentale et l’enveloppe de l’intellect. Certains corps subtils seraient ainsi le siège de « centres subtils » comme les chakras.

Mais on pourra citer d’autres pratiques sonores telles les chants harmoniques des traditions chamaniques qu’on appelle chants diphoniques en occident et qui ont la vertu de masser nos entrailles. Une technique de chant que d’aucuns comparent au son très apaisant des vents solaires et rappelle qu’au delà de la lumière et de la chaleur qu’il produit, sa mélodie vient « ensemencer » notre atmosphère terrestre.

Bien des expériences ont été menées sur les bienfaits du son ou du moins sur leur impact pour le corps et l’esprit. On a, encore à titre d’exemple, abondamment étudié la musique de Mozart et tenté de montrer sa richesse thérapeutique. Le chant, la musique, la production de sons spécifiques auraient donc sur notre organisme des vertus bienfaisantes et on doit dans ce contexte considérer en premier lieu que le son qui nous est le plus familier, est celui de notre propre voix. Notre voix est notre signature personnelle. Les sons que nous émettons agissent sur nous même en retour mais aussi sur ceux qui nous entourent.

Il n’est donc pas étonnant de retrouver au vu de ces études, un usage du son dans certaines pratiques du yoga et l’action du Om bien connu des pratiquants du yoga trouvent des fondements scientifiques mais il importe de comprendre que les sons utilisés ont pour ambition de nous ramener à un son fondamental qui résonne en nous, le nada, le son du silence. Certains sons, certains bruits pourraient, plus que d’autres, nous conduire à cette écoute attentive de ce son intérieur qui nous habite et nous constitueraient puisque tout ne serait que vibration.


Une définition du yoga du son

Le Nada Yoga -Paris fait partie des voie d’exploration de la Conscience. Depuis des millénaires, l’élite spirituelle que constitue la caste de Brahmanes a développé une connaissance de la puissance du son et de son impact sur notre système neurologique, ouvrant notre Être à des dimensions plus élevées de notre Conscience.

Nada en Sanskrit signifie le « Son primordial ». Le parallèle avec le cri de naissance de l’univers est clairement autorisé puisqu’il est censé représenté la mémoire de la vibration cosmique, le fameux mantra Aum (Om). C’est donc la voie du son qui non connecte à l’Absolu.

Les bijas ou les mantras sont des fréquences d’énergie, reliées au Prana, le souffle. Ils permettent d’atteindre des sentiments d’élévation et de nous approcher d’une autre dimension, celle du Sacré. Le son absorberait notre mental, nous débarrasserait de nos pensées parasites pour nous permettre de dépasser notre premier état de conscience.

C’est la raison pour laquelle la question du souffle est si constitutive du yoga. Le son du souffle ( Prana ou Swara) est le premier son fondamental et il a une dimension universelle. Le souffle émet un ensemble de vibrations qui ont un effet résonateur et énergétique puisqu’il est associé à une ou des fréquences qui traversent notre corps.

Le yoga fait aussi appel à des sons articulés qui prennent leur place dans des espaces spécifiques comme toute résonance dans un lieu qui permet sa circulation. On parle en musique de « réverbération naturelle » dans des pièces vides, dans des églises. Les sons réagissent à l’espace qu’ils peuvent occuper et à la matière dont ces espaces sont constitués et sur laquelle ils réfléchissent. La résonance a besoin de résonateur mais elle a aussi une durée et les prières, les mantras, les incantations sont toujours chantées quelles que soient les civilisations, tout

simplement parce que le chant ouvre les potentiels de cette résonance. Les lieux de cultes ont d’ailleurs toujours été construits en parfaite connaissance de ce pouvoir de résonance. Mais notre propre corps est un espace de résonance du nada, de notre son intérieur dans sa dimension la plus spirituelle.


Le son intérieur, son du silence

Pour prendre la mesure de ce que représente notre son intérieur, nous partirons d’expériences qui ont été menées dans des chambres anéchoïques, c’est à dire des pièces à l’insonorisation très poussée, totalement isolées des bruits extérieurs et qui empêchent les sons produits par d’éventuels occupants de rebondir. Il en existe une à l’Irma à Paris. Dans une telle chambre, on peut y entendre les sons de son propre corps. Une activation soudaine des nerfs auditifs peut causer des hallucinations auditives. On peut percevoir le sang qui bat dans nos vaisseaux, le battement de son coeur, le gargouillement du système digestif, le bruit de ses articulations en mouvement. Mais il y a aussi les bruits produits par le cerveau et qui se projettent sur l’oreille et paraissent bien réels, comme des sifflements. Rappelons qu’étymologiquement le silence provient du latin silere et signifie « sifflement ».

Dans une pièce anéchoïque plongée dans l’obscurité, il est même souhaitable de s’assoir car on est totalement désorienté. Mais plus surprenants sont encore les sons précis qu’on peut entendre alors qu’ils ne sont produits que par des impulsions de notre cerveau vers l’oreille. En fait le cerveau module l’audition pour s’adapter à son environnement. Ces fameuses hallucinations auditives qui apportent un véritable éclairage sur les voix que plus de deux schizophrènes sur trois entendent.

Le son du silence trouve aussi son sens dans la musique et c’est d’ailleurs et paradoxalement pour les musiciens, ce qu’il y a pour eux de plus difficile à faire entendre.

Or, notre vie ne se déroule pas dans une chambre anéchoïque mais dans un environnement bruyant que Roland Barthes qualifiait de « symphonie domestique ». Au point que le silence devient une denrée en voie de disparition. Par opposition, on ne peut s’empêcher à propos du silence de parler de son association à la mort, au vide et au néant. Le silence comme un symbole de l’irruption de la mort, le dernier souffle se caractérisant comme le dernier son de la matérialisation de notre humanité. Pourtant le son est loin de faire disparaitre la mort et il l’accompagne presque tout le temps comme s’il s’agissait de relier cet espace si particulier au coeur du lien social. Les chants funéraires, on le sait, permettent par l’émission de bruits qu’ils génèrent de canaliser la douleur et de la laisser s’exprimer sans réserve.

Dans les Upanishads qui forment la base théorique de la religion hindoue et représente l’un des quatre vedas, on rapproche le son du silence du Om subtil. Une sage du XXème siècle, Mâ Anandamayi, disait « Votre corps est un arc. Tendez-y la corde de votre conscience et que le chant de Dieu y résonne ». Le chant dans les traditions hindoues a une portée symbolique très forte . On y parle du « chant du dessus, chant qui vient d’en haut ». Cela évoque donc la mélodie céleste dont nous parlions en première partie, le cri de la naissance de l’univers. Le Om subtil mais pourtant perceptible, n’est autre que le chant du silence, le résultat du mariage intérieur du souffle et de la parole.

Or, quand on pratique le nada yoga, on pratique le yoga de la dissolution, dissolution de la rigidité de l’égo et des tensions corporelles. Le son du silence est Brahman. En méditant de la sorte, on est censé recevoir le plein bénéfice de la concentration. Traditionnellement et pour des raisons physiologiques liées à la structure de notre nerf auditif et de nos hémisphères cérébraux, on commence à percevoir le son du silence dans l’oreille droite. Dans le cadre de la méditation on parvient à faire glisser ce son au centre du front. On parle d’ailleurs de nada rupa, « la forme du son ». Pour percevoir le Om dépourvu de son, c’est à dire le Om subtil, on se concentre dans sa tête. Le centre du front est le lieu de la confluence des canaux d’énergie subtile droit et gauche, masculin et féminin, c’est la base de la médiation du mariage intérieur. Ecouter le son du silence n’est pas un exercice d’attention mais l’attention elle-même. Il ne faut pas écouter le nada mais être conscient de l’écouter. On a pourtant souvent besoin de supports pour éprouver des sensations corporelles et évacuer les pensées qui nous privent de l’instant présent car elles nous ramènent à un terrain qui nous parait sûr, celui que nous connaissons et qui nous rassure abusivement. Il faut accepter d’être présent pour s’ouvrir à quelque chose d’autre que soi même pour se rapprocher de soi et de sa quête spirituelle. On peut sinon passer sa vie entière sans comprendre la raison pour laquelle nos efforts n’aboutissent pas.


Eloignement de soi-même

Il faut rester relié au nada pour atteindre un état de clarté en pleine conscience. Les sensations corporelles sont très importantes pour ressentir le mouvement fulgurant qui nous permet de nous « ramasser sur nous-même » quand nos rêveries tendront à nous en éloigner. Mais il faut comprendre que la sensation corporelle est une sensation globale. Le nada a une continuité sur laquelle on doit se fixer pour se relier au divin. Mais il faut partir du principe que nous possédons en nous-même ce son qui nous permet d’être présent en soi même d’une façon qui ne nous est pas habituelle. En occident, le nada yoga est étroitement lié à la tradition tantrique qui explore l’énergie corporelle. Dans la tradition bouddhiste, c’est le dieu Avlokitesvara qui aurait déclaré avoir atteint l’illumination grâce à la concentration sur le son intérieur. La suprême voie de l’Eveil selon Bouddha.

On demande donc aux pratiquants d’écouter des sons habituels produits par les humains ou la nature, des sons d’instruments spécifiques et de se mettre à l’écoute des nadas reliant le corps et la trame de l’univers mais c’est la quête du son du silence qui nous anime.

Brahman est « un » et « non duel ». Il pensa « laissez-moi devenir plusieurs » et cela causa une vibration avec un son. Le « Om » à partir duquel la manifestation se développa. Il y eut une impulsion causale, une étincelle (bindu) qui sépara la conscience en 2 pôles Shiva et Shakti. Shiva et Shakti sont en réalité une unité indivisible dans l’Être Suprême de Dieu et ils représentent la dualité de tout être, le « je » et l’expérience. Il est intéressant d’ailleurs de noter que Shakti représente logos, le verbe.


Le son comme véhicule

L’utilisation du son à travers diverses sources ou techniques employées dans le yoga permet d’accéder à cette dualité, d’accéder d’une certaine manière « de l’autre coté du miroir », à cet état de conscience intuitive ou de pleine conscience qui nous permettra de nous détacher de tout raisonnement ou de tout dialogue intérieur. Parvenir à prendre la mesure des espaces de notre propre corps, de nos zones personnelles internes pour y faire circuler une énergie vibratoire qui est propre à chacun. Il s’agit en d’autres termes de parvenir à l’écoute de son propre son intérieur.

Nous l’avions dit, l’univers a un son mais l’individu a aussi un son unique qui lui est propre. Le nada yoga permet de se mettre à son écoute pour faire vibrer cette résonance, ce souffle, cet écho et par là même, de créer à l’intérieur de nous même, un espace pour que celui-ci puisse prendre corps, résonner et vibrer puisque plutôt que la matière et les particules, c’est l’énergie du son en mouvement qui forme le cosmos.

Le nada yoga nous invite à considérer le son et la musique comme étant plus que de simples sources de plaisir des sens. Il propose un chemin vers une unité plus profonde à la fois avec le cosmos et le monde intérieur, il constitue une réponse dans la quête spirituelle. Il utilise les sons dans leur dimension vibratoire pour augmenter le niveau de conscience des centres d’énergie chakras :

Premier chakra (le plus bas) – la Terre

Deuxième chakra – l’Eau

Troisième chakra – le Feu

Quatrième chakra – l’Air

Cinquième chakra – le Ciel

Le sixième chakra est au-dessus les éléments.

On rentre dans la sphère du laya yoga, appelé aussi kundalini yoga. Lors de l’étude du laya yoga, vous apprenez à utiliser trois sortes de sons :

Les sons des mantras – Lam, Vam, Ram, Yam, Ham et Aum ou, dans une autre notation, Lang, Vang, Rang, Yang, Hang, et Aum. Ces six sons sont associés aux six premiers chakras.

Le mantra est un son, une syllabe, un mot ou un groupe de mots Sanskrit (commençant souvent par Aum ou Om) destiné à créer la transformation spirituelle. Son utilisation et son genre varient en fonction de l’école et la philosophie qui y sont associées.

Chaque mantra a une signification bien précise et un effet particulier. Les mantras forment des vibrations qui apaisent, encouragent et donnent de la force au pratiquant.

Les tonalités majeures – Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, Do, ou dans une autre notation, C, D, E, F, G, A, B, C. Ces huit notes sont associées aux chakras un à huit.

Les sons des gongs – Terre, Eau (ou Lune), Feu (ou Soleil, Abdomen), Cœur (ou Air), Tête, Univers. Ces six gongs de la série Creation de Paiste sont associés à chacun des six premiers chakras.

L’ensemble des techniques vocales utilisées s’inspirent des traditions hindouiste, tibétaine et chamanique. Comportant différentes approches et variantes en fonction des enseignants et des écoles, la pratique du yoga du son -Paris implique en réalité très peu de postures physiques. Un des effets les plus immédiats est une sensation d’apaisement, qui calme le stress, accompagné d’un meilleur ressenti du corps, vécu avec plus de densité et de liberté intérieure. Par la vibration sonore qu’elle créé, la voix stimule l’énergie de notre corps.


Les bienfaits du nada yoga

Le nada yoga grâce à l’usage de sons et de la voix est une façon naturelle et efficace pour libérer les tensions et apaiser le mental.

Les bienfaits sont multiples et sa pratique, si elle révèle avant tout un chemin vers un état de méditation élevé, apporte au quotidien et par le biais du son et de ses vibrations, des choses très préhensibles :

Il nettoie et purifie les résonateurs et toute la structure énergétique;

Il permet un massage des principaux organes;

Il élimine des contractions inconscientes pendant la respiration, développe l’amplitude respiratoire et éveille les énergies du corps;

Ils dénoue également certaines tensions et blocages énergétiques;

Il recentre et stabilise;

Il apporte ainsi une sensation de calme et de plénitude;

Il permet d’appréhender la vie avec plus de sérénité;

Il délie la voix et l’enrichit d’harmoniques et il est d’ailleurs à ce titre utilisé par de nombreux chanteurs;

Il développe la créativité;

La pratique régulière amène progressivement à une plus grande stabilité mentale et permet de prendre de la hauteur sur les événements.

Les vibrations ouvrent les blocages qui s’installent et nous permettent de vibrer

pleinement de notre propre son, de notre propre voix.

La pratique en groupe permet de surcroit de profiter de la richesse sonore des autres et encourage le sentiment d’unité avec l’autre.

Le yoga du son, sans entendre les sons

La base du nada yoga -Paris est que le cosmos, êtres humains inclus, consiste en des vibrations sonores appelées nada. Plutôt que la matière et les particules, c’est l’énergie du son en mouvement qui forme le cosmos. On rentre là dans le domaine de la physique quantique puisque par comparaison les astrophysiciens tentent d'obtenir des images des ondes électromagnétiques du cosmos, et parlent de bruit rémanent puisque le son ne circule pas dans le vide spatial. Le son cosmique, le « cri de naissance de l’univers », n’est pas audible par nos simples oreilles et la signification de nada en tant que son ne renvoie donc pas au son tel qu'on l'entend et le conçoit mais comme une entité vibratoire qui symbolise la vie depuis sa création.

C’est à travers la méditation qui l’accompagne, un lieu puissant de guérison et d’ouverture de la conscience. Certes le yoga du son est une branche du yoga où l’on écoute et on émet des sons mais son but ultime est de parvenir à la conscience de l’information vibratoire qui traverse notre corps pour identifier notre propre résonance et prendre une pleine mesure de notre potentiel et de nos qualités.

Le yoga, un art de vivre


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