Stress et glandes surrénales

Mis à jour : mai 11



Pas plus grosses qu’une amande, nos deux glandes surrénales jouent un rôle de première importance. Situées, comme leur nom l’indique, au-dessus des reins, elles ont de nombreuses fonctions, en raison des nombreuses hormones qu’elles produisent et libèrent dans notre corps. Si leur activité vient à se déséquilibrer, les conséquences arrivent en cascade, et si rien n’est fait dans le sens d’un retour à la normale, les symptômes peuvent prendre la forme de maladies nerveuses très sérieusesLa pratique du Yoga peut-elle nous aider à maintenir nos précieuses glandes surrénales en bonne santé ? Assurément, oui !



Leurs fonctions


Il existe deux glandes surrénales, chacune située au sommet d’un rein, comme un petit bonnet phrygien.


Chaque surrénale est constituée de deux parties : la couche externe appelée corticosurrénale (ou cortex surrénal) et le noyau interne appelé médullosurrénale.


La corticosurrénale produit un groupe d’hormones appelées corticostéroïdes dont il existe trois variétés :


  • Le cortisol, qui protège l’organisme contre les agressions et sert à maintenir un taux normal de sucre dans le sang. Le taux de cortisol varie en fonction des heures : il est maximal le matin et diminue au long de la journée pour atteindre son niveau le plus bas le soir. Si on l’appelle souvent « l’hormone du stress », son rôle est en réalité de nous aider à le contrôler, pour continuer à utiliser l’énergie afin de nourrir notre cerveau, nos muscles, et bien sûr notre cœur.

  • L’aldostérone, qui sert à contrôler la quantité de sel (sodium) et d’eau dans l’organisme. Elle agit au niveau des reins essentiellement et régule l’élimination du sodium et du potassium dans les urines. Elle est contrôlée par la rénine, une enzyme produite par les reins.

  • Les androgènes, qui sont des hormones sexuelles mâles, dont la plus connue est la testostérone. Les femmes sécrètent également des androgènes, en petites quantités. Ces hormones interviennent directement dans le développement sexuel et la reproduction.


De son côté, la médullosurrénale synthétise deux hormones :


L’adrénaline et la noradrénaline, qui sont libérées dans le sang en situation de stress physique et émotionnel. Ces deux hormones accélèrent le rythme cardiaque, élèvent la pression artérielle et modifient de nombreuses autres fonctions de l’organisme comme la digestion ou encore la régulation thermique. Tous ces mouvements involontaires sont régulés par les glandes surrénales.


Autrement dit, le fonctionnement de tout le système nerveux autonome, subdivisé en système sympathique et parasympathique, dépend de ces petites glandes pas plus grosses qu’une amande…


Nous comprenons mieux à présent leur importance immense !



Le rôle du stress


À travers les hormones qu’elles sécrètent, nous voyons déjà se dessiner un lien très étroit entre les glandes surrénales et le stress.


Nous l’avons vu, trois de ces hormones ont un rôle majeur à jouer dans le mécanisme du stress : l’adrénaline, la noradrénaline et le cortisol.


Dans une situation à risque, un fort stress est provoqué. Notre organisme est alors boosté par l’adrénaline, qui va aiguiser nos sens et nous apporter de l’énergie pour faire face à un danger. Le cortisol est ensuite produit en grande quantité, pour récupérer plus rapidement de l’énergie, en transformant nos réserves de graisses en sucres.


Le cortisol va également transférer cette énergie là où nous en aurons besoin. Par exemple, si nous sommes attaqués par un animal, nous aurons besoin de fuir, et donc nous aurons plus d’énergie dans les muscles de nos jambes. Au-delà de ces pics de stress, sensés être assez rares, le cortisol maintient l’équilibre énergétique dans notre corps.


Dès lors, nous le comprenons, si un état de stress s’installe dans la durée, les glandes surrénales travailleront excessivement et finiront par s’épuiser.


Voilà bien pourquoi, dans nos sociétés surstimulées, où le système sympathique est dangereusement survalorisé, nous observons tout un échantillon de maladies et symptômes directement liés à un emballement, puis à un épuisement des glandes surrénales.


C’est ainsi que, par exemple, l’hypertension artérielle pourra facilement trouver son explication dans une hyperactivité des surrénales, tandis qu’à l’inverse, l’hypotension s’expliquera très souvent par une fatigue de ces mêmes glandes.


Qu’elles soient donc en hypoactivité ou en hyperactivité, dans les deux cas le déséquilibre des surrénales engendrera un déséquilibre du système nerveux autonome, et donc sera à l’origine de nombreuses maladies de types nerveuses, allant des crises de panique à la maladie de Parkinson ou encore à la sclérose en plaques.



Le rôle du Yoga


Puisqu’une activité équilibrée de nos glandes surrénales est indispensable à notre bonne santé physique et psychique, il devient clair qu’il est extrêmement nécessaire de leur accorder une attention toute particulière.


Comment maintenir cet équilibre ? Et comment régénérer nos surrénales si le mal est déjà fait ?


Étant donné le rôle majeur que joue le stress dans leur activité, il va de soi que la priorité est d’opter pour un mode de vie qui ne permette pas au stress de s’installer dans la durée.


Or précisément, le yoga favorise l’adaptation à un style de vie plus sain et plus serein


La personne qui développe une pratique de yoga régulière devient plus à l’écoute de ses besoins et sensations internes. L’implication en yoga engage la transformation progressive de son hygiène de vie. Le pratiquant va reconnaître ses tensions physiques et mentales, pendant, et même en dehors de la pratique. Il aura probablement plus conscience de ses besoins de détente, de sommeil, et ce avant que ses limites ne soient franchies. Il identifiera les aliments qui lui sont bénéfiques, et ceux qui nuisent à son bien-être général et à sa pratique du yoga.


Il est avéré que la pratique des postures (asana) et des respirations (pranayama) concourent à l’équilibre entre le système nerveux parasympathique et le système nerveux sympathique. 


Le yoga a plus spécifiquement une action sédative sur le système sympathique, ce qui renforce alors le tonus du parasympathique, et est très bénéfique en cas de stress, d’anxiété, d’agitation mentale, d’hypertension…


Le système parasympathique enclenche les processus de récupération, et c’est précisément ce que réclament nos surrénales fatiguées qui ont simplement besoin d’un peu de calme…


Pour accéder à cet état et nous aider à lâcher prise, le Yoga ne se limite pas à la pratique des asanas et du pranayama. La relaxation et la méditation comptent également parmi ses outils de prédilection.


En fonction du déséquilibre constaté, certains styles de Yoga seront davantage recommandés. 


En cas de surmenage et de stress chronique, les pratiques lentes, méditatives, privilégiant la relaxation et les postures au sol seront idéales pour les surrénales. On se tournera alors vers le Yoga Nidra ou le Yin Yoga.


En cas inverse, lorsque le corps et le mental se sont installés dans un état prolongé de léthargie, il est hautement recommandé de se tourner vers des pratiques énergisantes qui permettront de retrouver force et volonté. Les postures debout et les flexions arrière seront particulièrement recommandées pour stimuler les glandes surrénales. On se tournera alors vers le Hatha Yoga, ou même L’Ashtanga Yoga et le Vinyasa.


Le Yoga est très varié, et avec ses nombreux outils, il est à même d’apporter une pratique adaptée à chaque besoin… et à chaque rein !



Alors belle pratique... et bel été yoguique !


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