Mille et une façons de jeûner

Mis à jour : mai 19



Conscients de la valeur de notre corps physique, les anciens yogis mettaient tout en œuvre, non seulement pour entretenir et préserver ce précieux véhicule sacré, mais aussi pour élever son énergie vibratoire et le transformer. 


Car ne l’oublions pas, le but ultime du Yoga n’est pas de se contorsionner dans tous les sens, mais de dépasser sa condition d’homme conditionné, pour devenir un jivanmukti, un « libéré vivant », à même de véhiculer, ici et maintenant, ce qu’il y a de plus grand !


Le jeûne : un atout santé ?


Experts dans l’art de se purifier, les anciens yogis avaient compris, bien avant les études scientifiques qui prolifèrent à ce sujet, que le jeûne est une des pratiques clé pour expérimenter la pleine santé, augmenter sa vitalité, et atteindre son plein potentiel.


Si la réalisation suprême n’est pas notre but premier, le jeûne n’en reste pas moins une pratique hautement bénéfique qu’il serait dommage de ne pas explorer !


Lors de notre précédent article, intitulé « Pourquoi le jeûne est-il si efficace ? » , nous avons mis en avant la logique du jeûne, et expliqué ce qui se passe concrètement dans un corps privé d’aliments. Après vous avoir mis l’eau à la bouche, il reste maintenant à goûter à cette pratique millénaire pour en savourer les bénéfices !


Un jeûne peut être court, long, intermittent, actif ou au repos, hydrique ou sans eau… Les formules sont multiples, mais pour reprendre les propos de Thierry Casasnovas, héritier des grands hygiénistes américains précités, «  le vrai jeûne ne commence qu’à partir du moment où l’on commence à transformer nos réserves de graisses en corps cétoniques », c’est-à-dire, et cela dépendra de chacun, entre un à deux jours après le dernier repas.


Le jeûne le plus profond sera donc le plus classique, c’est-à-dire celui qui consiste à tout simplement arrêter de manger, et peut-être même de boire, pendant deux, trois jours… voire plus si affinité ! 


Le jeûne est-il recommandé à tous, sans exceptions ?


"Il y a très peu de contre-indications au jeûne préventif ou thérapeutique, surtout s’il est court", nous explique Justine Lamboley dans son excellent livre « Jeûner à la maison ». 


Le jeûne est totalement contre-indiqué en cas d’hyperthyroïdie, anorexie, boulimie sévère, extrême maigreur, grossesse, période d’allaitement, dépression ou psychose sévère, insuffisance rénale ou hépatique sévère, artériosclérose cérébrale ou coronale avancée, péritonite, occlusion intestinale.


Il est clair que de nombreuses contre-indications mentionnées ci-dessus le sont pour des raisons légales, et non par rapport à des raisons médicales pures ou mes convictions personnelles. »


Ceci étant posé, il va de soit que vos meilleurs alliés dans cette aventure seront : de bonnes lectures (telles que le livre précité, ou encore l’incontournable « Et si on s’arrêtait un peu de manger… de temps en temps », de Bernard Clavière, ainsi que votre bon sens, et surtout, votre confiance !


Si se priver de nourriture pendant quelques jours vous semble totalement hors de portée, pour des raisons de santé ou une appréhension trop élevée, il existe de multiples formules, variables à l’infini, qui sauront parfaitement s’adapter à chaque situation.


Comment procéder à un jeûne ?


Le jeûne progressif


Une chose très importante ici, nous explique Justine Lamboley, est de commencer la pratique du jeûne d’une façon adaptée. De la même façon qu’un marathonien ne commence pas dès le premier jour à courir 42 km, ne vous sentez pas obligés de faire un jeûne hydrique de 30 jours tout seul pour battre des records ou de le faire parce que vous avez entendu quelqu’un dire que c’était la méthode à suivre.


Dans des groupes de discussion sur le jeûne, je lis beaucoup de commentaires de personnes qui écrivent : « le seul vrai jeûne, c’est le jeûne à l’eau, si tu jeûnes avec des jus de légumes, ce n’est pas un jeûne, c’est de la détox cosmétique ». 


Outre le fait que cette affirmation soit fausse, au sens naturopathique du terme, elle est aussi à contre-courant de la philosophie du jeûne qui est une décision personnelle qui vise à libérer les toxines, libérer les choses du quotidien, les préjugés et les dogmes.


(…) Mon conseil est d’expérimenter progressivement le jeûne en augmentant petit à petit les périodes de jeûne. Ensuite, choisissez un jeûne adapté à votre organisme : jeûne sec, jeûne hydrique, jeûne modifié ou détox, ils ont des objectifs similaires mais en même temps des résultats très spécifiques (…).


Le jeûne avec jus de légumes


Si vous êtes en sous-poids (…) ou extrêmement fatigués (burn-out), je vous conseille d’opter pour un jeûne avec des jus de légumes, et pourquoi pas, de faire plusieurs jeûnes de 3 ou 4 jours plutôt qu’un long jeûne de 7 ou 10 jours.


Le jeûne hydrique


Si vous êtes en surpoids, que vous avez une pathologie que vous souhaitez soigner grâce au jeûne ou que vous êtes habitués à jeûner, vous pouvez opter pour un jeûne hydrique de 7, voire 10 jours sans soucis.


Le jeûne sec


Si vous souffrez d’une pathologie « humide » avec du mucus, des œdèmes, de la rétention d’eau, un système lymphatique au ralenti, vous pouvez faire un jeûne sec de 24 ou 48 heures, jamais plus de 72 heures dans tous les cas sans accompagnement, car ce jeûne peut mettre en danger votre santé. »


Le jeûne intermittent


Le jeûne intermittent et ses variantes sont également d’excellents jeûnes d’entretien. Parmi les plus classiques, retenons ces quelques formules :


  • Le 16/8 : 16 heures de jeûne pour 8 heures d’alimentation

  • Le 20/4 : 20 heures de jeûne pour 4 heures d’alimentation

  • Le 6/1 : 6 jours d’alimentation pour 1 jour de jeûne

  • Le 5/2 : 5 jours d’alimentation pour 2 jours de jeûne


Comme l’explique très bien Bernard Clavière dans « Et si on s’arrêtait un peu de manger… de temps en temps », « jeûner 24 heures est facile ; cela revient à manger une fois par jour (…). Mais pour jeûner 36 heures, il faut se mettre au lit sans rien avoir mangé de la journée, ce qui requiert un certain effort de volonté (…).


Les "symptômes" du jeûne


Si vous débutez dans votre démarche de détoxication et que vous choisissez de faire cette expérience, il est probable que certains symptômes apparaîtront au matin du deuxième jour, dont le plus fréquent est la langue chargée, signe clair que votre corps a compris le message et profite immédiatement de l’opportunité qui lui est donnée de se nettoyer grâce à ce repos physiologique.


Bien sûr, en recommençant à se nourrir à ce moment-là, on prive son organisme d’un bienfait important puisqu’on interrompt ce travail essentiel de nettoyage qui vient à peine de démarrer. D’où l’utilité de procéder aussi à des jeûnes plus prolongés afin d’aller au bout de ce nettoyage.


Des petits jeûnes de 36 heures, plus ou moins hebdomadaires (ne tombons pas dans une rigueur trop souvent synonyme de rigidité), n’interviendront ensuite que comme des petits travaux de maintenance réguliers. »


Flexible et créatif, le jeûne s’adapte donc à tous. Il a une formule pour chaque cas particulier, chaque période de la vie et chaque condition physique ! Dès lors pas d’excuse pour ne pas se lancer dans l’aventure…


Votre corps vous remerciera, et vous apprécierez d’autant mieux vos postures de Yoga !


Alors trêve de théorie… et bonne pratique !


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