Arrêter de fumer grâce au yoga

Mis à jour : il y a 6 jours



Au moment où le confinement dure, le fumeur est probablement en situation de faiblesse, tant la cigarette a pour vertu de tuer le temps. « Le fumeur cherche l’unité de lui-même avec le paysage » écrivait André Breton dans le « Soleil en laisse ».


Cette phrase est assez intéressante et révélatrice du point de vue du yoga. Rappelons que le yoga signifie « unir », « relier », et que sa pratique vise à équilibrer tous les aspects de son être (physique, énergétique, émotionnel, mental et spirituel).


La complexité de la dépendance du fumeur


Or, il est assez remarquable que dans la complexité de sa dépendance, le fumeur fait entrer en jeu tous ces aspects. Ce que le non-fumeur peine à envisager. La cigarette prend pour le fumeur une place considérable dans sa vie, elle est un ciment de son rapport à la vie, au temps qui passe, au sens profond de l’instant présent et on pourrait établir d’étranges correspondances entre le yoga et la cigarette.


En pleine crise du Coronavirus, on imagine bien les fumeurs aux fenêtres de leur appartement, contemplant des rues qu’ils n’ont jamais vu aussi calmes, à quelle forme d’unité pourront-ils prétendre avec ce paysage désolé ? Même si les experts médicaux ont fait le constat que les fumeurs, en raison de la nicotine, semblaient moins touchés par le coronavirus, la cigarette reste évidemment un produit dont on ne peut plus nier la nocivité.


Et les fumeurs eux-mêmes ne l’ignorent plus. Mais on sait combien la dépendance est forte et le mal qu’éprouvent ceux qui veulent arrêter. Selon le rapport Roques de 1996, le degré d’addiction de la cigarette est l’un des plus forts après l’héroïne et l’alcool, même s’il est clair que les opiacés et l’alcool présentent une incomparable dangerosité.


Nul doute qu’il faut une sacrée volonté pour renoncer à la cigarette, certains cessent du jour au lendemain, sans autre formalité que celle d’un changement brusque de paradigme, quand d’autres multiplient les tentatives, du livre d’Alan Care en passant par les substituts nicotiniques, l’hypnose, l’acupuncture et la sophrologie. Il est prouvé que ces méthodes peuvent permettre l’arrêt du tabac, même si la dimension psycho-somatique ne doit pas être écartée.


Mais, ce qu’il importe de ne pas oublier, c’est que si l’arrêt du tabac est une étape, ne pas reprendre est souvent plus difficile. Certains font le choix du sport à outrance, chassant une addiction pour une autre. Certes, se mettre à courir beaucoup est sans doute préférable, mais ce à quoi il faut parvenir à renoncer, c’est de la nécessité de la dépendance qui continuera de menacer l’ex-fumeur.


Comme pour l’alcoolisme, le tabagisme ne supporte pas « le peu », le raisonnable. On trouvera toujours des « fumeurs heureux », capables de fumer une cigarette à de rares occasions et de s’en passer durant des semaines ou des mois, mais le fumeur invétéré, majoritaire parmi les fumeurs, n’a absolument aucun contrôle sur sa consommation et le mythe d’une cigarette de temps en temps ne lui est pas accessible.


La dépendance physique n’est pas insurmontable, c’est l’affaire de quelques jours un peu tendus, mais la dépendance psychologique et environnementale est beaucoup plus pernicieuse. Réflexes pavloviens, béquille contre le stress, le fumeur trouve toujours une bonne raison de se dire qu’il arrêtera demain.


J’en ai connu un qui se couchait tous les soirs pendant des années en se promettant à lui-même qu’il arrêterait le lendemain. Il avait tout essayé, même la volonté, il se heurtait à sa dépendance. Il aura fallu l’arrivée du yoga-Paris dans sa vie pour l’aider à changer de paradigme.


Le yoga est probablement l’une des meilleures activités pour ne pas reprendre la cigarette, tant ses principes fondateurs paraissent antinomiques avec le fait d’ingérer plus de 4000 composés chimiques dont 50 produits cancérigènes dans chaque cigarette consommée.


Comment le yoga peut vous aider à arrêter de fumer ?


Le yoga parce qu’il propose justement cette unité qu’évoque Breton dans son poème, offre pléthores d’arguments en sa faveur pour un fumeur désireux de trouver la tranquillité dans l’arrêt du tabac. La force du yoga sans doute, c’est qu’il ne te force pas à abandonner la cigarette, mais par sa pratique, il te conduit naturellement à l’arrêt du tabac.


Le souffle

Premièrement, le souffle. La question du souffle est commune au pratiquant du yoga et au fumeur. Le fumeur inspire et expire la fumée, il a une conscience certes mortifère du souffle, mais ce qui est en jeu reste le souffle. Le fumeur, et c’est là son erreur, transforme l’énergie vitale du souffle en empoisonnement progressif.


Un fumeur aime deux choses dans la cigarette, la nicotine mais aussi le passage de la fumée dans la bouche. Une technique, toute simple, aide les fumeurs à compenser cette sensation, c’est sitkari, une inspiration à travers les incisives qui aide également le corps à se débarrasser de ses toxines.


Dans le yoga, le souffle, la respiration, le pranayama, sont essentiels. Le pranayama, l’une des huit branches du yoga, est présent dans chaque instant du yoga-Paris, les asanas et la méditation lui sont intrinsèquement liés.


Pour comprendre le Pranayama, il faut comprendre le système subtil de la circulation de l’énergie dans le corps selon l’Ayurveda. Celle-ci considère que notre corps est traversé par des canaux invisibles, les Nadis, qui représentent le flux constant de notre conscience ou énergie pranique. Selon la science tantrique, le corps serait composé d’environ 72 000 nadis parmi lesquels, trois principaux : Ida, Pingala et Sushumna.


Le pranayama a comme but principal de rétablir l’équilibre physique et mental, en équilibrant le flux énergétique entre Ida et Pingala.


La respiration


La respiration dans le yoga est ainsi fondamentale et elle nous invite à passer d’une respiration inconsciente à une respiration consciente. Pour le fumeur, une redécouverte de l’acte de respirer dans un but d’apaisement et d’unité retrouvée et une profonde modification du schéma mental. C’est l’essence même du pranayama que d’être thérapeutique.


A l’heure où le confinement de près de 4 milliards d’individus purifie l’air de nos villes, il parait légitime de porter notre attention sur l’air beaucoup plus sain que nous respirons actuellement en milieu urbain, et de conscientiser notre capacité à accepter en temps normal un air aussi pollué.


La dimension spirituelle


Etre en état de pleine conscience nous permettra aussi en tant que pratiquant du yoga d’interroger notre consommation de cigarette.


S’initier au yoga, c’est rentrer dans un processus qui consiste à inverser le flot d’énergie et de conscience, d’ordinaire dirigé vers l’extérieur, pour permettre à l’esprit de devenir un centre dynamique de perception capable d’appréhender la Vérité par expérience directe sans dépendre des sens faillibles.


Le Yoga-Paris a pour rôle majeur de nous faire prendre conscience de notre vrai moi et l’on peut évoquer le Sutra de Patanjali le plus connu "Yoga chitta vritti nirodha" qui pourrait se traduire par « la libération de nos éparpillements mentaux ». Par cette voie, il est donc possible de penser que par la pratique régulière, l'acceptation de soi, il devient possible de renoncer à nos propres prisons et la cigarette à l’instar de toutes nos addictions en fait partie.


La forte dimension spirituelle que le yoga peut permettre au fumeur d’opérer un nouveau virage. A ce titre, il existe un terme dans le yoga qui est adéquat : Sankalpa, une technique spirituelle. Sankalpa signifie « résolution » en sanskrit et on peut le traduire comme étant une résolution positive que l’on se formule à soi-même et que l’on répète régulièrement. Le sankalpa permet notamment de travailler sur la volonté et la clarté de pensée, afin de s’extraire d’un comportement. Son objectif est de développer le désir profond afin d’en faire une force directrice de sa vie.


Mais la force du yoga, c’est justement de nous conduire le plus naturellement possible vers l’abstinence et des renoncements sans souffrance. Le yoga permettra au fumeur de trouver la cigarette aussi incongrue qu’une mauvaise alimentation.

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